Guide de survie aux pervers narcissiques en entreprise- Comment se sortir de leurs griffes ?

le piège du pervers narcissique

Échapper au pervers narcissique

Bonjour !

Je vous partages ici un extrait de mon livre : « guide de survie aux pervers narcissiques en entreprise »… qui compte une centaine de pages !

C’est un beau cadeau que je vous fais… la seule chose que je vous demande c’est de vous abonner au blog

Vous aurez ainsi accès à l’ouvrage complet ainsi qu’à d’autres ressources disponibles sur le site!!!

Pour ce faire, remplissez votre adresse mail ci-dessous.

Lorsque le pervers narcissique aura fait son œuvre, vous serez pris au piège.

Il aura pris soin de saper toutes traces de confiance en vous et aura découragé toute aide externe que vous auriez pu solliciter.

Vous serez seul et à la merci de ses attaques.

Vous serez discrédité et plus personne ne vous croira.

Vous n’oserez plus prendre aucune initiative et penserez qu’aucune de vos idées n’en vaut la peine.

Vous serez stressé en permanence et des troubles somatiques apparaitront.

Votre humeur sera changeante. Vous passerez de la profonde tristesse et sentiment d’impuissance à la colère.

Cette colère s’exprimera dans votre sphère familiale, amicale et vos relations se dégraderont.

Vous finirez malade et en burn-out.

Voilà le travail du pervers narcissique…

Personnellement, j’ai développé un très fort eczéma et je n’étais pas très loin de la dépression.

Je me revois encore à bout de nerfs… La frustration que je ne pouvais exprimer sur mon travail ressortait en dehors. Mes proches ne me comprenaient plus…

Outre mon travail, mon PN impactait directement ma vie privée et familiale.

Je dormais mal et étais en permanence malade.

Je ne voulais plus rien faire et ne sortais de chez moi que pour aller travailler.

Au boulot, le stress était permanent. Je m’y rendais la boule au ventre.

Je fuyais à l’approche de mon PN et ne savais pas aligner trois mots en sa présence.

Mes collègues et responsables me voyaient comme quelqu’un d’incompétent.

Je voulais que cela finisse… enfin.

Vous l’aurez compris quand vous êtes prisonnier d’un pervers narcissique, il semble impossible de s’en sortir. Aucune échappatoire ne semble à portée, si ce n’est la fuite.

Ne pas fuir face à un harceleur

La fuite… voici la réponse que l’on trouve sur les nombreux sites spécialisés sur ce sujet.

Mais trouvez-vous normal qu’après avoir investi autant de temps dans vos études, votre recherche d’emploi et votre job, vous devez fuir parce qu’un ignoble type / femme l’ait décidé ?

Trouvez-vous normal que ce soit à vous de vous écraser et de partir ?

Quand on est dans la situation, je peux comprendre que l’on peut le penser… On a l’impression de ne pas être à la hauteur et que l’on ne sait rien y faire.

Mais c’est faux. C’est ce que votre PN vous a mis dans la tête… et dans la tête de votre entourage.

Il vous a mis dans une prison « mentale ».

La première chose à faire pour sortir de son emprise et de comprendre que ce qu’il vous a mis dans la tête est faux.

Ce n’est pas un PN qui peut vous définir !

Évidemment, si vous avez une meilleure opportunité de travail, n’hésitez pas… partez.

Mais si vous n’avez pas d’autre option, ne lâchez pas et suivez les conseils ci-dessous.

Comme dit plus haut, la première étape est la prise de conscience.

Celle-ci passe par la compréhension des mécanismes mis en place par votre PN !

Il a manipulé aussi bien votre propre perception que celle de votre entourage.

Donc refusez l’image qu’il vous a mis dans la tête.

Rappelez-vous qui vous êtes ! Remémorez-vous toute vos réussites.

Vous n’êtes pas le nul qu’il voudrait vous faire croire. C’est lui l’incompétent qui a besoin de s’abreuver de la confiance et du travail d’autrui pour exister !

Se renforcer face au pervers narcissique

Tous les jours renforcez-vous… et pour cela tous les moyens sont bons :

  • Méditation pour apprendre à prendre de la distance par rapport à ses croyances
  • Affirmation positive pour gonfler sa confiance en soi. Même si cela peut paraitre complètement en décalage avec ce que vous vivez, le fait de se répéter que l’on est capable tous les jours aura un impact.
  • Faites du sport. L’impact sur le moral sera « magique ». Vous évacuerez vos frustrations et, en insistant, celà modifiera votre apparence.
  • Investissez-vous dans des activités autres que le travail. La manière de s’aider… c’est d’aider autrui. Si vous aider les gens dans le besoin, vous vous rassurez sur votre valeur et sur votre utilité.
  • Parlez ! A vos amis, à vos proches… Je ne vous dis pas de tourner en boucle sur votre histoire de PN mais bien de discuter d’autres sujets. Efforcez vous d’avoir un discours positif et concentrez vous sur ce qui va.
  • Tenez un journal de gratitude. Tous les jours, notez trois choses dont vous êtes content. Cela peut être des réussites ou simplement le fait d’être en santé et entouré des gens que l’on aime.
  • Ayez une vie personnelle riche.
  • Prenez le temps d’apprécier les petites choses. Il ne faut parfois qu’une belle promenade, un bon repas ou partager un moment privilégier pour que nos tristes histoires prennent de la distance.

Vous l’aurez compris plus le « socle de votre vie » sera fort moins vous serez facilement perturbable au travail. Ce socle est fait de tout ce qui vous définit… vos pensées, votre famille, vos amis, votre vie ! Car oui, votre vie ne se résume pas qu’à la situation avec votre PN.

J’ai utilisé l’ensemble de ces techniques. Et je vous confirme qu’une fois « renforcé », il est beaucoup plus difficile à votre harceleur de vous toucher.

Celui-ci se nourrit de vos doutes et de vos peurs. Si vous n’avez plus de doute et si vous n’avez plus peur… il n’a plus de prise directe.

Parfois, le fait de prendre du recul peut conduire à des réactions « disproportionnées ».

Je me rappelle, que rentrant de vacances prolongées, j’avais ouvertement envoyé sur le rose mon triste PN.

Le pauvre, n’étant pas habitué à autant d’audace, s’en était retourné penaud.

Évidemment, la vengeance ne se fit pas attendre mais j’avais osé… j’avais osé ne pas céder face à sa toute-puissance.

Rétrospectivement, je n’aurai pas dû le prendre de front… mais cela m’a fait un bien fou.

Une fois « gonflé à bloc », il va falloir reconstruire le relationnel que votre PN avait pris soir de démolir.

Le bouclier social ou comment se faire des alliés face au pervers narcissique

Il va falloir trouver des alliés !

Souvent le PN a fait d’autres victimes et de nombreuses personnes le détestent en secret.

Personne ne prendra le risque de le confronter mais ne soyez pas dupe, beaucoup se rendent compte de ses manœuvres.

Essayez donc de discuter avec des collègues et connaissance susceptible de vous soutenir.

Se faire des alliés est ce que j’appelle le bouclier social.

Il est toujours mieux de se le constituer lors des premières semaines de travail quand vous présentez l’attrait de la nouveauté et que le PN n’a pas encore commencé sa campagne de calomnie.

Mais, même après plusieurs années, il est toujours possible s’en construire un.

Dans tous les jobs que j’ai eu, chacun de mes PN avaient de nombreux ennemis.

Il est assez facile de les identifier. Ce sont les personnes que votre harceleur n’hésitais pas à attaquer devant vous quand vous étiez dans la première phase… vous vous rappelez la phase rose ?

Souvent il s’agit de chefs d’autres services ou d’anciens « amis » de votre PN.

Cherchez donc du soutien auprès de ces personnes.

Mais restez prudent, certains pourraient utiliser votre tentative pour récupérer les faveurs du PN.

Donc allez-y progressivement.

L’idée n’est pas de parler en mal du harceleur mais plutôt de montrer que vous êtes quelqu’un de sympathique et de compétent.

Bien sûr, ce conseil s’applique à chaque personne que vous rencontrez.

Cette campagne de séduction aura plusieurs avantages :

  • Les gens commenceront à se demander pourquoi votre harceleur s’en prend à vous… des gens parleront et cela pourrait remonter vers les responsables.
  • Vous serez plus soutenu et l’air deviendra plus respirable. Vous aurez des « amis » avec qui manger, discuter, prendre le café… votre lieu de travail sera plus accueillant.
  • Plus entouré, vous serez moins accessible aux manigances de votre harceleur et vous aurez toujours un témoin bienveillant dans les environs.

Dans un premier temps, prenez soin d’être relativement discret dans votre approche.

Si le PN se rend compte de votre stratégie, il fera tout pour la casser… donc discrétion.  

Une fois les relations et amitiés établies, il sera difficile / impossible pour lui de les briser.

Quand il se sera rendu compte de vos nouveaux alliés, il sera trop tard. Et cela le rendra dingue. Préparez-vous à un pétage de plomb en bon et due forme.

Dans un de mes jobs, j’avais commis l’erreur de m’afficher un peu trop ouvertement avec mes nouvelles connaissances face à mon PN.

Furieux, il m’avait alors interdit toute communication avec ces nouveaux contacts ! Ce que je ne fis évidemment pas.

Plus que m’intimider, il essaya de me discréditer, une fois de plus, face à ces personnes. Ce qui malheureusement eut l’effet escompté…

Je vous dis cela pour souligner l’importance de rester discret dans un premier temps.

N’hésitez pas à voir vos « amis » de travail en dehors du boulot pour que cela ne soit pas trop visible.

Par exemple, vous pouvez

  • Fréquenter la même salle de sport que vos nouveaux contacts
  • Participer à un projet d’une autre équipe
  • Les rencontrer lors de séminaire ou autres évènements d’entreprise

Bref, tous les moyens sont bons pour créer du lien social.

Ce lien m’a beaucoup aidé dans mon job actuel. Si je n’avais pas eu quelques fidèles amis pour contrer les manipulations de mon PN, je ne serais plus en fonction.

Mes contacts ont pris ma défense lors d’une « enquête » de ma direction qui se posait des questions concernant mes compétences.

Mon PN était, évidement, à la base de cette entreprise.

Heureusement, mes bons contacts ont démonté les dires de mon harceleur. Plus que conforter mes compétences, ils ont appuyé sur le fait qu’il était agréable de travailler avec moi et que le problème venait de l’accusateur.

Vous pouvez imaginer que mon PN a perdu toute crédibilité par la suite.

Après avoir souligné l’importance d’entretenir de bons contacts, je voudrais vous partager une autre astuce.

Évitez le pervers narcissique au bureau

La meilleure manière de se protéger d’un PN est de léviter le plus possible.

On néglige souvent ce point. Mais quelques aménagements mineurs peuvent vous mettre à l’abri d’une bonne partie de l’influence de votre manipulateur.

J’aborde ces techniques plus en détails dans mon article : guide de survie aux cons à l’usage des introvertis.

Le premier conseil est de vous éloigner le plus possible de votre PN.

Il est fort probable que, par ses petites manœuvres, votre PN vous ait placé à portée de voix/ regard/ insulte/ brimade…

Il vous aura installé près de lui ou près d’un de ses sbires pour vous contrôler et s’assurer que vous soyez toujours sous pression.

Tous les moyens sont bons pour échapper à son contrôle et sa pression.

Voici quelques idées, inspirées de mon expérience personnelle :

  • Si vous partagez le même bureau, vous devez en changer ! Mon drôle d’oiseau m’avait placé entre deux de ses adeptes et j’y ai vécu l’enfer… jusqu’au jour où j’ai changé, sans concertation de bureau. Évidemment, j’ai eu une remontrance pour avoir osé déménager sans l’avertir mais j’ai tenu bon et je ne suis jamais retourné dans ma geôle. Vous pouvez, bien sûr, appliquer ce conseil de manière plus soft en passant par les RH… Mais parfois, il n’y a pas d’autre choix.
  • N’hésitez pas à fermer votre porte ! Il avait pris l’habitude de faire un détour pour passer régulièrement devant mon bureau et regarder insidieusement dedans pour voir si j’y étais. Rien de plus simple que de fermer la porte.
  • Si vous ne pouvez pas changer de bureau, bouchez la vue ! Plante, farde, armoire… tout ce qui peut l’empêcher de vous fusiller du regard est bon à prendre.
  • Changez vos horaires ! Mangez à un autre moment… commencez plus tôt quand il n’est pas là et finissez à l’heure. N’acceptez pas les heures sup.
  • Prenez vos pauses en dehors de l’entreprise… avec vos nouveaux amis.
  • Ne répondez à ses mails et coups de téléphone que quand vous y êtes contraint. Le laissez tomber sur la messagerie est une bonne technique. Frustré que vous ne lui répondiez pas, il pourrait s’enflammer et laisser quelques précieuses preuves sur l’enregistrement. Idem pour les mails, ne regardez ses mails qu’une fois par jours ou moins si possible et ne répondez que si c’est utile.
  • Ne vous garez pas au même endroit tous les jours… il ne saura jamais si vous êtes là.

Pour revenir sur mon « changement spontané » de bureau, je peux ajouter que j’avais pris soin de me rapprocher de « bons camarades ». N’étant plus sous contrôle et ayant des alliés – témoins à côté de moi, il était impossible de m’attaquer.

J’espère vous avoir convaincu que de petites modifications peuvent souvent avoir une forte influence sur votre ressenti et sur les attaques de votre harceleur.

La communication avec un pervers narcissique

La communication avec votre harceleur sera très délicate. Mais malheureusement, vous ne pourrez pas faire sans.

Même si vous appliquez mes conseils, il y aura toujours bien un moment ou vous le croiserez. Vous finirez bien par recevoir un de ses appels ou un de ses mails.

Il va falloir vous en prémunir.

Concernant la chasse à l’erreur, ne doutez pas que quelque-soit la qualité de votre travail, il trouvera quelque-chose qui ne va pas ! Donc ici aussi, prenez du recul…

Pour ce faire demandez un second avis sur votre travail.

L’important est de trouver quelqu’un susceptible de vous donner un avis impartial sur vos résultats !

Si vous avez suivi les conseils précédents, vous devez avoir dans votre entourage quelqu’un susceptible de vous y aider.

Si vous présentez les « corrections » de votre PN à celles-ci, vous pourrez noté son incompréhension voire son indignation.

Faites-le dans un souci d’améliorer votre travail pas dans le but de démontrer la mauvaise foi de votre harceleur.

Le jugement de votre PN est partial donc ne le croyez surtout pas.

S’il s’agit d’échanges verbaux, faites le devant témoin et demander à ceux-ci de confirmer vos dires.

Prenez des notes et distribuer un compte rendu ! il est plus difficile de contester quelque-chose mis par écrit.

Faites le non pas pour avoir raison ou tenter de discréditer votre harceleur mais plutôt pour vous assurer que rien ne puisse vous être reproché et surtout pour vous rassurer sur votre propre compétence.

Évitez de lui donner des informations qui ne le regarde pas. Moins il en sait, mieux cela vaut pour vous.

Aucune information personnelle et pour le travail, juste ce qu’il lui ait utile… pas plus.

Ne lui donnez jamais vos idées ! Il s’empresserait de se les approprier. Partagez-les plutôt avec des personnes de confiances, des responsables équitables ou par écrit directement avec les décideurs.

Ne cédez jamais à la colère ou ne fondez pas en larme devant lui. Si vous le faites, il l’utilisera contre-vous !

Pourtant il essaiera de vous faire craquer afin de déposer plainte ou de vous rabaisser encore plus… ne lui faites pas ce plaisir.

Au contraire, feignez l’indifférence… adoptez la stratégie du « poisson mort ». Pour ce faire, regardez dans le vague sans montrer d’émotion.

Indiquez que vous ne comprenez pas et demandez toujours de clarifier, si possible par écrit. Comme dit plus haut, le PN joue sur le doute et utilise le flou.

Il restera toujours en zone grise. Il essaiera de ne pas s’engager, ni de laisser de preuves. Forcez lui la main et faites le éclaircir ses propos.

Les RH et les pervers narcissiques

Gardez des preuves de tout ! Faites un dossier avec chaque échange.

Vous ne pouvez pas enregistrer sans le consentement mais rien ne vous empêche d’avoir des témoins.

Arrangez-vous pour que vos « discussions » se fasse près de vos « amis » ou personnes susceptibles d’intercéder en votre faveur.

Ne vous plaignez pas aux ressources humaines sauf si vous sûr de la qualité de celles-ci.

Bien souvent, elles ne cherchent qu’à minimiser les problèmes et il est malheureusement plus facile de se débarrasser d’un harcelé que de l’harceleur. A long terme, c’est un mauvais calcul mais je peux vous le confirmer… c’est bien souvent la victime qui paie les pots cassés.

Les RH n’interviendront que s’il y a preuves fortes et si vous introduisez une plainte !

Vous pouvez le faire via la médecine du travail, les syndicats ou même civilement.

Mais cela laisse toujours des marques professionnellement et personnellement.

Personnellement, je n’essaierai même plus cette approche…

Se libérer du pervers narcissique

Le PN ne cèdera pas mais son environnement changera. Il finira par commettre une erreur qui lui sera fatale.

Je vous l’ai dit plus haut… j’ai fini par récupérer le poste de mon harceleur. Cela a pris 5 ans… Mais il a fini par lasser avec ses petites histoires et ses erreurs « réelles » à répétition.

Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un marathon. La lutte contre un PN se fait toujours sur la durée. Il va falloir être patient… agir subtilement et par petites touches.

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