Homme introverti – Comment dépasser vos 5 principaux blocages en entreprise ?

Définition de l’introversion et plus particulièrement du profil INFJ

Il est toujours difficile de trouver sa place en tant qu’introverti, plus particulièrement dans le monde professionnel…

Introverti, vous souhaitez vous épanouir dans votre carrière ? Cet article est fait pour vous…

Premièrement, pourquoi suis-je bien placé pour aborder ce sujet ?

Et bien… je vous parle d’expérience car je suis fortement introverti et plus précisément mon profil suivant les théories de Myers-Briggs est ce fameux INFJ.

J’ai souvent, sans le savoir, été victime de mes réflexes introvertis et cela m’a couté beaucoup d’opportunités professionnelles et personnelles.

C’est pour cela que je prends la peine de partager mon analyse et mon expérience de l’INFJ en entreprise.

Petit rappel sur ce qu’est un introverti et plus particulièrement un INFJ

Tout le monde a déjà entendu parler des introvertis… ces êtres que l’on qualifie souvent de timide ou de peu sociable. Pourtant ces deux qualificatifs sont faux ! On peut très bien être introverti et à l’aise en société …

Introverti veut simplement dire que participer à un groupe, échanger avec ces semblables consomme notre énergie au point d’être épuisé après nos échanges.

Je dis souvent que nous possédons des batteries d’extraversion qui se vide lorsque nous quittons notre bulle de confort introvertie. Une fois épuisé, nous devons nous retrouver dans « nos moments calmes » afin de nous recharger.

Ces moments nous servent à nous recentrer et nous détendre mais également à nous forger des opinions et générer des idées.

Au contraire des extravertis qui s’enthousiasment et se dynamisent à travers leurs relations sociales. Leur créativité s’exprime dans le groupe.

Comme abordé dans un autre article, INFJ est un type de personnalité rare représentant moins de 2% de la population.

Les INFJ sont connus pour leur gentillesse et leur caractère secret. Nous ressentons les émotions d’autrui et nous prenons à cœur de rendre notre entourage heureux.

Pour rappel, le I représente l’introversion ; le N, la vision globale ; le F, l’empathie et le J, l’organisation.

Porté par un sens de la justice fort, nous sommes souvent appelés les avocats.

Vous me direz que ce sont de bien belles qualités mais… il y a un revers à la médaille et nous avons également nos « difficultés » et de nombreux défis qui se dressent à travers notre carrière professionnelle.

Introverti, comment réussir en entreprise?

L’introverti INFJ, un homme sensible

Oui, la sensibilité peut être un atout quand on a appris à la maitriser… Oui, c’est une belle qualité de pouvoir s’émouvoir et de pouvoir sympathiser sincèrement avec tout le monde.

Mais même si la sensibilité est un beau trait de caractère, elle devient souvent pour l’INFJ de l’hypersensibilité et peut constituer un frein à notre évolution.

La sensibilité est souvent et injustement considérée comme une faiblesse, qui plus est pour un homme.

Les choses changent mais je reste, comme beaucoup d’entre-nous, de la génération où les sentimentaux étaient considérés comme faibles…

Des parents qui vous disent de nous endurcir, des « camarades » qui se moquent de nous au point de devenir des harceleurs… Ensuite, des collègues de bureaux auxquels il faut cacher sa vraie nature au risque de devenir une « cible ». Et pour finir devenir un manager « fort » pour entrainer son équipe vers la réussite ses « objectifs ».

Pourtant, un caractère sensible et humain peut être une force et fédérer un groupe… Mais il faut trouver le bon groupe…

Bref, toutes ses injonctions, à croire que la sensibilité est une faiblesse, est devenue une partie de vous-même et vous avez fini par entretenir une « honte ». Celle-ci, entretenue sur plusieurs années et « confirmée » par les mauvaises rencontres, est devenue de plus en plus toxique.

Certains sont restés dans ce mal-être, ayant peur de montrer leur caractère et cultivant diverses angoisses alimentant un cynisme malsain ou pire encore une phobie sociale.

D’autres, ce sont créés un personnage de l’homme dur, dépourvu d’affect… pouvant aller jusqu’au cliché du macho. Évidemment, un tel décalage entre sa nature profonde et ce que l’on reste paraitre n’est pas viable sur le long terme. Un tel jeu d’acteur vous amènera à un épuisement psychologique et vous finirez par craquer.

La solution est comme bien souvent… l’acceptation.

Il faut réinventer sa masculinité intégrant son caractère sensible et sa définition de ce qu’est être un homme.

Il faut jeter les clichés véhiculés par notre société !

Il nous faut nous tailler à costard à notre carrure…

Homme introverti

La carrière de l’introverti INFJ

On touche ici un point très sensible pour moi…

J’ai longtemps souffert du « manque de sens » si souvent rencontré chez les hommes INFJ dans le milieu professionnel.

Pour nous le travail est bien plus qu’un revenu ! Il doit être porteur de sens, être utile à la société et nous amener vers un but plus élevé.

Le job alimentaire n’est pas fait pour nous.

Nous souffrons, plus que d’autres, des structures lourdes et des objectifs dépourvus de sens.

La recherche de l’argent pour l’argent n’est que de la vanité à nos yeux. Certes, il en faut pour vivre mais « aider » les autres, participer à quelque-chose d’utile au monde a bien plus de valeur.

Nous souhaitons progresser dans notre carrière, gravir les échelons car nous pensons que cette « élévation » apportera du sens à notre travail.

Pourtant, je vous le confirme, être promu ne va pas de pair avec être utile. Je dirai même que c’est souvent le contraire car une promotion nous coupe de la réalité du terrain. Souvent les directeurs isolés dans leur tour d’ivoire ne se rende même plus compte de ce qui se passe dans le monde réel.

Une carrière introspective sera plus faite pour nous. Nous pourrions être épanoui en tant que psychologue, artiste ou écrivain… Ce n’est pas pour rien que j’ai débuté ce blog sur la psychologie des introvertis !

Nos sources d’intérêt sont diverses et souvent qualifiées d’étrange. Nous pouvons ainsi combiner une passion pour les sciences tout en gardant une fibre artistique forte.

Une solution qui a fonctionné pour moi a consisté à allier une carrière classique en entreprise avec des activités connexes.

Mon travail principal est source de revenu et peut, par moment, me fournir des défis intéressants ainsi que nourrir mon besoin de relationnel.

Mes activités connexes alimentent mon besoin de nouveauté, étanche ma curiosité et apaise mon besoin d’utilité. Même si ce n’est que quelques heures par jour… cela suffit pour recharger se batterie et vous éviter les craquages… à comprendre : jeter son activité principale faute de reconnaissance ou de sens !

J’ai ainsi pu sortir de ma crise de carrière INFJ !

INFJ, une introversion solitaire

L’INFJ est un introverti par excellence ! Notre besoin de solitude est un socle dans notre vie et nous avons besoin d’introspection pour être équilibré.

Ces moments seuls sont propices à la lecture, à la réflexion et nourrissent ainsi notre créativité.

Ce n’est pas que nous sommes asociaux mais nous ne ressentons pas de manque en l’absence de contact humain. Je dirai même que ces temps de confinement n’ont que peu de prise sur nous.

Face à un défi ou une question importante, nous préférons nous retirer pour approfondir notre réflexion. Ceci peut être très perturbant pour un extraverti qui souhaite rentrer directement dans le vif du sujet et s’empresse de partager (ou imposer) ses idées à brule pourpoint !

Mais vos proches se sont habitués à votre mode de fonctionnement et maintenant les gens ne s’offusquent plus quand vous vous retirer dans votre « grotte » pour méditer.

Il vous faudra jouer de ces moments calmes habilement pour exploiter au mieux votre mode de fonctionnement tout en gardant une certaine sociabilité.

Comme tous les introvertis, il vous faudra organiser des pauses fréquentes après chaque échange afin de recharger vos batteries d’extraversion.

S’aménager un endroit à soi dans lequel on se sent bien et signifier que l’on ne souhaite pas être dérangé à des moments précis vous aideront à vous sentir bien et augmentera votre productivité.

Combiné avec une activité créative (écriture pour moi), ces bulles de calme ont été salutaire. Certes, j’ai besoin de calme mais cela ne m’empêche pas d’être à l’écoute des autres.

INFJ cet introverti invisible

Encore un point que j’ai fréquemment expérimenté… le INFJ est discret au point que l’on peut l’oublier !

Nous sommes équilibrés (quand tout va bien…) et cherchons à maintenir l’harmonie dans le groupe. Bien loin de nous, l’idée de créer des problèmes ou d’être le centre de l’attention. Véritable caméléon, nous nous fondons dans le paysage.

Oui nous sommes à l’écoute. Oui, nous aidons volontiers les autres. Nous sommes des thérapeutes nés… Mais cela ne doit pas être au point de s’oublier soi-même.

La première personne qui doit compter à vos yeux, c’est vous-même ! Oubliez les platitudes et prenez votre place dans le monde. Gardez bien à l’esprit que vous ne constituez que 2% de la population et vous êtes plus que probablement les seuls prêts à vous effacer pour garer « l’harmonie » du groupe.

Les INFJ, un job pour les introvertis

Encore une fantaisie qui peut faire le vide autour de vous.

Le INFJ a un don pour la philosophie et la pensée en générale au point de parfois saouler son monde.

Oui, réfléchir à des sujets complexes est utiles. Mais n’oubliez pas que la plupart des gens ne cherchent qu’à se distraire… Oubliez la philo à la machine à café et restez sur des sujets plus accessibles.

Moi, cela fait bien longtemps que j’ai arrêté les discours trop complexes… du moins dans la vie physique pas sur le blog…

Ma pensée complexe, je la garde pour l’introspection ou la résolution de problème. Inutile d’en faire étalage…

Cette réflexion sera beaucoup plus appréciée à travers un travail créatif et surtout ciblé sur des personnes susceptibles d’être intéressées. Passez à l’écriture… cela aura le mérite de développer votre pensée, les consigner et les partager avec qui le veut sans saouler vos collègues de bureau.

L’introverti au travail

Vous l’avez compris, l’INFJ (et plus largement les introvertis) pourrait passer pour faiblement équipé face au monde du travail…

Solitaire, ayant du mal à se faire remarquer, parlant de sujets complexes mais ayant peu d’intérêt pour la plupart d’entre-nous…

Pourtant, sa force de réflexion utilisée à la résolution de problème, sa vision globale permettant de voir des subtilités que seul lui peu et son organisation peuvent faire pencher la balance.

Pour ce faire, il doit dompter sa nature introvertie en adoptant des temps calmes.

Il doit se rendre plus accessible et comprendre qu’il est l’exception (2% de la population).

Avec un peu d’entrainement, j’ai pu faciliter ma communication et utiliser au mieux ma créativité.

Donc c’est possible !

8 commentaires sur « Homme introverti – Comment dépasser vos 5 principaux blocages en entreprise ? »

  1. Ah !! les discussions philosophiques devant la machine à café… ça me connaît. Ainsi que le regard un peu désabusé de certains de mes interlocuteurs 😉

    Très bon article, je ne suis pas un homme mais je reconnais bien le profil INFJ.

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    1. Merci Holipumpkin ! Homme ou femme, l’introversion (qui plus est… pour un INFJ) en entreprise peut être un « frein » quelque soit le genre…
      J’ai connu beaucoup de collègues féminines qui ont du se blinder et se « couper » de leur affect (ou du moins le masquer) pour pouvoir progresser. Ce que je trouve dommage et dangereux d’un point de vue psy…
      Enfin, ces dernières années semblent plus propice à un style de management plus bienveillant et laissant plus la place à « l’humain » . On voit ainsi de plus en plus de femmes entrepreneuses, CEO – Manager réussir avec succès tout en gardant une fibre sociale. Le femme est, comme toujours, l’avenir de l’homme 😉
      Tu travailles dans quel secteur ?

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      1. dans la finance. 😉 pour l’instant j’arrive à ne pas me couper de l’affect, j’aurai l’impression de « mourir » un peu. Moi j’ai l’impression que ce qi me bloque le plus pour bien évoluer c’est cette sorte de syndrome de l’imposteur. J’ai toujours l’impression de ne pas être
        « assez »…

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      2. Ah… le syndrome de l’imposteur… en voilà un bon sujet pour le blog 😉
        J’ai beaucoup souffert de ce sentiment à mes débuts. Quoi que l’on fasse, on a l’impression de mal faire et que les autres sont plus « capables ». Conséquence, on n’ose pas, on ne se met pas « en avant » et on n’est pas apprécié à sa juste valeur… Ce qui entretien notre sentiment d’imposture.
        Quelques astuces qui m’ont bien aidé à dépasser cette illusion de l’imposteur (j’aborderai plus tard dans un article) : s’entourer des « bonnes » personnes qui nous donnent un feed-back constructif et fuir les toxiques ou personnes qui ont un intérêt à nous « casser »; évaluer son travail sur des faits quantifiables et non pas sur des commentaires subjectifs; chercher sa propre manière de faire « le job » sans se comparer et essayer de toujours progresser par soi-même et pour si-même !

        Aimé par 2 personnes

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