J’ai longtemps souffert d’un manque de confiance en moi / d’estime de moi
Étant enfant, je n’avais pas de soucis. D’un naturel jovial, j’étais de ces bambins que tout le monde apprécie. Je ne me posais pas de question et je profitais simplement de ma vie.
Plus tard, comme beaucoup de grands introvertis, j’ai eu droit à mon lot de harcèlement scolaire puis de harcèlement professionnel. Pour beaucoup ces petits chahuts quotidiens ne laissent pas de marque. Mais dans mon cas, du fait de mon hypersensibilité, ces petites piques récurrentes ont eu raison de l’estime que je me portais.
A ce moment de ma vie, je nourrissais une angoisse / une anxiété sociale. Je fuyais le contact. J’avais peu de m’embrouiller de bégayer, de ne pas paraitre cohérent, bref d’être jugé et rejeté.
Évidemment, ce comportement avait tendance à créer un cercle vicieux et finissait par induire le rejet tant craint.
J’ai sincèrement beaucoup souffert de cette situation. Et maintenant, même si je réussis à aller au-delà de ce manque de confiance, il me reste encore quelques failles qui se rappellent à moi comme un trac, comme une incertitude quand je dois passer à l’action.
A force de lecture, d’introspection, d’échange avec des personnes bienveillantes, j’ai pu m’affranchir de cet obstacle.

Qu’est que l’estime de soi et qu’est-ce que le manque de confiance en soi ?
Le manque de confiance en soi est un mal courant qui touche tout le monde quelque soit l’origine ou l’âge.
Il s’agit rarement d’un état permanent mais plutôt d’une faiblesse qui apparait dans certaines situations ou lors de certaines tâches / activités. Certains se sentiront, par exemple, extrêmement lorsqu’ils doivent communiquer à un groupe mais, en revanche parfaitement à l’aise lorsqu’ils sont en entretien plus privé.
Il s’agit d’un blocage qui peut toucher toute nos « départements » que ce soit notre vie privée, notre vie professionnelle.
De manière plus précise, le manque de confiance en soi se manifeste par des pensées négatives / des doutes qui nous empêche / ralenti le passer à l’action ou qui plus globalement rend celui-ci imparfait / maladroit.
Comment se construit la confiance en soi et d’où vient le manque de confiance en soi ?
La confiance en soi se construit durant l’enfance et l’adolescence. Les parents sont les premiers bâtisseurs de cette confiance. A force de bienveillance et d’encouragement, l’enfant prend conscience de ses capacités et prend de plus en plus d’assurance.
Bien-évidemment, il y a des échecs. Mais les parents sont là pour dédramatiser pour aider le cher petit à retenter jusqu’à la réussite. Les parents inculqueront des attitudes et des habitudes qui pourront soutenir l’enfant tout au long de sa vie.
Des parents trop autoritaires ou au contraire absents – laxistes n’aideront pas l’enfant à se construire et ne pourront pas lancer les bases de la confiance en soi.
Une fois lancé, l’enfant puis l’adolescent fera ses propres expériences. Et le chemin qui rencontrera fera qu’il nourrira sa confiance ou non.
Vous l’aurez compris, un bon départ est primordial mais ne garanti en rien que cette précieuse estime de soi soit conservée toute notre vie.
Il suffit d’un traumatisme, d’une mauvaise expérience pour que ce précieux capital de confiance en soi soit entamé.
Personnellement, les quelques expériences malheureuses ont eu raison de cette belle confiance. Mais heureusement, rien n’est jamais acquis mais également il est rare que tout soit perdu et il est toujours possible de rebâtir son estime.

Le mécanisme de la confiance en soi ou du manque de confiance en soi.
Comme vu dans le paragraphe précèdent, la confiance en soi se construit. Il s’agit d’attitudes soutenue par des habitudes bien établies et des croyances.
Dans le cas du manque de confiance en soi, une croyance (par exemple, le fait de se croire incapable de parler en public) va rendre cette expérience inconfortable et maladroite. L’absence de résultat et l’inconfort vont à leur tour valider la croyance… tu vois je te l’avais bien dit que tu étais nul… rendant cette action de plus en plus délicate.
Également, le fait de manquer de confiance en soi est visible (gêne, inconfort) et envoit un signal à tous les tordus/ harceleur / blessé de l’égo comme quoi nous sommes une victime potentielle.
Ce cercle vicieux est tel qu’il peut conduire à des inhibitions, des blocages voir de l’anxiété ou des peurs paniques. Il s’agit de symptômes réels qui peuvent déboucher sur des pathologies. Personnellement, j’ai souffert d’eczéma à la suite du stress généré par mon boulot et plus que probablement lié au manque de confiance en moi.
Un autre effet pervers du manque de confiance en soi est que vous ne passer pas à l’action passant ainsi à côté de belles occasions et plus globalement de votre vie.
Heureusement, il est possible de retourner ce mécanisme. Il est possible de renforcer notre confiance en soi et d’ainsi devenir de plus en plus compétent dans une tâche. Les deux vont de paires et se nourrissent l’un de l’autre.
Comment retrouver confiance en soi ou comment renforcer sa confiance en soi ?
La première étape sera d’identifier les origines de votre malaise. Plus précisément, il faudra noter vos réactions (évitement, réaction physique, peur…).
Avez-vous peur de la critique ? du jugement ? Du rejet ?
Pensez-vous être inférieur à l’autre, incapables, moche, faible, incompris… ?
L’important pour moi sera de d’identifier les croyances bloquantes pour pouvoir les dépasser.
Savoir le pourquoi du comment elles sont là n’aidera pas. Il faut travailler sur son ressenti, sur ses pensées afin d’aller de l’avant sans toujours se retourner sur son passé.

Quelles sont les causes principales du manque de confiance en soi ?
La peur de la critique, du jugement et du rejet.
Pour moi, ce trio a été la base de mes déboires…
Difficile de ne pas se sentir rejeter lorsque l’on est le « souffre – douleur » de sa classe…
Ce sont les causes les plus courantes du manque de confiance.
L’origine du problème vient du fait que vous êtes trop attaché à l’opinion d’autrui. Tout vous touche de manière disproportionnée… Il y a des explications neuro-psy à ce phénomène. Pour moi, hyper-émotivité et mon besoin d’attachement sont à la source.
Enfant, cette sensibilité pouvait être touchante / mignonne. Mais une fois adolescent / adulte, elle est apparue comme une faiblesse.
La peur de la critique, du jugement et en définitive du rejet aura pour effet que vous ne prendrait plus de risque. Pourquoi s’exposer ? Pourquoi faire, si c’est pour être critiquer et rejeter… C’est la situation extrême ; mais de manière plus courante, ces peurs seront inconfortables et rendra vos efforts plus laborieux. Vous vous mettrez facilement sur la défensive, retorquant à la moindre critique, criant à l’injustice… Vous serez incapables de prendre une critique de manière constructive…
D’un autre côté, 80% des critiques ne servent strictement à rien et sont là plus pour réparer l’orgueil blessé de celui qui la donne… Donc méfiance avec les critiques « constructives » qui généralement sapent plus qu’elles ne construisent.
Ces peurs feront tourner votre mental à plein régime… vos surinterprèterez tout quitte à être, très souvent, à côté de la plaque… Ces interprétations nourriront à leur tour votre sentiment d’impuissance.
Dans votre travail, le rejet de toutes critiques et l’interprétation des comportements de vos collègues vous conduiront tout droit dans la case stress / burn-out. Vous serez prêt à tout pour un peu d’estime pour une félicitation… quitte à en perdre votre santé mentale.
Une piste de solution pour résoudre ces peurs serait de se recentrer sur soi, d’être un peu plus égoïste, apprendre à vivre pour soi et envoyer les cons se faire voir un peu ailleurs… 😉
Je vous conseille quelques livres pour ceci :
Le guide de survie aux cons
https://introverti.news.blog/2019/08/05/le-guide-de-survie-au-con-robert-i-sutton/
L’art subtil de s’en foutre.
Cessez d’être gentil, soyez vrai.
Je ne suis pas assez bien, je ne suis pas assez intelligent, je ne suis pas capable…
Il s’agit du sentiment d’infériorité.
Typiquement ces sentiments sont liés à une humiliation, à des moqueries, à des comportements pas très sympathiques de vos congénères / familles/ amis/ collègues…
Ce sont des sentiments qui sont également liés à des exigences hors d’atteinte. Par exemple, la société qui nous met sous le nez des mannequins au physiques parfaits loin de toutes normes. Ou des parents qui attendent de leurs enfants qu’ils soient des génies des maths… Brefs des attentes démesurées qui nourriront le sentiment de ne pas en faire assez.
La première étape pour dépasser ce mal-être est de se rendre compte que personne n’est parfait et que nos attentes sont hors d’atteinte. Une deuxième étape serait de se rendre compte que nos « tortionnaires » passés ou présent sont loin du modèle de perfection qu’ils essaient de faire passer. Chacun ses défauts et ses qualités.
Je ne sais pas défendre mes intérêts, je ne sais pas défendre mon point de vue, je ne sais pas décider, je n’ai pas de leadership…
En gros, vous vous pensez mouton incapable de prendre des décisions, incapable de dire ce que vous pensez ou ressentez.
Les causes de ces pensées sont diverses.
Vous pouvez vous ne pensez pas assez intelligent, éloquent… et là vous pouvez retourner au point précèdent.
Vous n’êtes pas en position de faire valoir votre point de vue… Non, n’allez pas dire à votre chef qu’il est incompétent. Je l’ai déjà fait… çà n’apporte rien de bon 😉
Vous ne savez pas comment faire… et là, il s’agit de compétence que vous pouvez acquérir relativement facilement. Les personnes qui apparaissent éloquentes sont souvent bien entrainées et préparées… n’allez pas vous comparer à quelqu’un dont le débat (la contradiction) est le job (ou un passe-temps journalier…).
Pour sortir de travers, commencer par vous convaincre que vous êtes capables de vous défendre / de briller en société… ensuite entrainez-vous (en famille, avec des personnes de confiances, avec un coach…)
Je suis trop perfectionniste, je suis débordé, je n’ai pas assez de temps pour bien faire…
Aaah les perfectionnistes… il y a une belle faille derrière le perfectionnisme… celle de se penser moins bien que les autres et de vouloir démontrer que ce n’est pas le cas. C’est un peu une réaction au deux points précédents. Certains diront à quoi bon ? Si je suis si nul, je ne fais plus rien. D’autres diront, puisque c’est ainsi je vais tout faire pour compenser mes défauts/incompétences supposés.
Mais en pratique le perfectionnisme va passer par de la critique (et certes de l’auto-critique) très destructrice vu qu’il s’agit d’idéal non atteignable. Cela va induire une pression sur soi et sur les autres nuisibles.
Le perfectionniste va, de plus, vouloir tout faire tout seul d’où impossibilité à déléguer, à travailler en équipe.
Bien souvent, des personnes vont se cacher derrière un perfectionnisme feint pour ne pas avancer… c’est une forme de procrastination intelligente. On reste sur ce que l’on maitrise, on parfait… mais sans prendre de risque, ni s’exposer.
D’autres vont utiliser le perfectionnisme pour entasser ces congénères… Ainsi des managers vont mettre leurs équipes sous pression par volonté d’excellence… il s’agit bien sûr, dans ce cas, d’un trouble de l’égo très malsain.
Bon vous l’aurez compris, le « perfectionnisme » a plusieurs sources. Une d’elle est bien un manque de confiance en soi. Mais ce n’est pas la seule…
S’il s’agit bien d’un manque de confiance en soi, cette recherche d’idéal va conduire à l’épuisement et la frustration.
Le sentiment de culpabilité
Le sentiment de culpabilité vient d’événements passés sur lequel vous n’avez pas eu de prise.
Pour moi, il s’agit de la dépression d’un proche lors de mon enfance. Bien évidemment, à 10 ans, on n’est pas équipé pour aider quelqu’un de dépressif. On culpabilise, on pense en être la cause…
La culpabilité peut également venir d’un problème d’éducation. Un enfant à qui on dit régulièrement qu’il n’est pas assez bien ou à qui ont fait sentir qu’il n’était pas le bienvenu va nourrir ce type de sentiment.
Le problème avec la culpabilité est qu’elle nous empêche d’être heureux ; elle nous empêche d’être nous-même.
Pour le sentiment de culpabilité, la solution est de se pardonner, de lâcher prise. Le passé est le passé. On ne saura pas revenir en arrière. Et même si c’était possible, rien ne dit que l’on pourrait faire mieux.
Il faut surtout arrêter de repenser aux souvenirs difficiles de passé. Rappelez vous plutôt les moments heureux. Projetez-vous dans un avenir plus optimiste.
Comment doper votre confiance en vous dès demain
Entretenez des pensées positives.
Contrairement à ce que nous font croire les gourous de la pensées positives, il est impossible de ne pas avoir de pensées négatives au cours de la journée. Mais en revanche, nous ne pouvons pas penser à deux choses en même temps… donc si nous prenons ‘l’habitude de nous rappelez volontairement les souvenirs / expériences positifs ou si nous nous projetons dans un avenir ensoleillé, nous aurons tendance à augmenter notre moral et de fait notre confiance.
Un peu plus loin dans ce résonnement, nous pouvons nous entrainer en nous visualisant dans une situation de réussite.
Faites semblant
Une bonne manière d’acquérir de la confiance et de faire comme si vous en avez. Oui, c’est inconfortable – peu naturel mais, à force, cela le deviendra. Donc redressez-vous, regardez les gens dans les yeux, parlez fort, forcez vous à rire…
C’est l’art de tromper son corps. Prenez une pose de pouvoir… vos hormones (testostérone) montrons en flèche… 😊
Habituez-vous
Confrontez-vous à vos peurs. A force, elles diminueront. Ici aussi, visualiser, reconnaitre quand le stress monte et apprendre à le relâcher…
Prenez soin de vous
Faites du sport
https://dev-perso.com/confiance-en-soi-et-sport/
Soignez votre apparence.
Fixez vous des objectifs réalistes et allez-y pas à pas.
Si une tâche vous fait peur, vous sembles impossibles, découpez là en tâche plus accessible.
Fixez-vous un timing serré (Loi Parkinson)
Allez à l’essentiel (loi de Pareto)
https://introverti.news.blog/2019/07/31/lart-daller-a-lessentiel-leo-babauta/
Cultiver vos points fort. Formez-vous. 10000 heures sont nécessaires pour devenir un expert…
Bien s’entourer
L’importance de l’entourage n’est pas à démontrer…
Donc faites le ménage dans vos relations… éloignez les casseurs de confiance et rapprochez vous des personnes à qui vous voulez ressembler.
Participez à des évènements « positifs » , faites du bénévolat…
Passez à l’action avant que votre peur ne vous paralyse (la loi des 5 secondes de Mel Robbins)
Et pour finir une petite histoire de cowboy pour illuster…

Titre : Le Cowboy de l’Introspection
Dans un petit village du Far West, vivait un jeune cowboy nommé Jake. Enfant, Jake était le rayon de soleil de la communauté. Avec un sourire éclatant, il illuminait la vie des autres, se balançant sur sa selle avec insouciance. Mais à l’adolescence, son bonheur s’évanouit comme la brume du matin.
Jake, introverti et sensible, devint la cible de moqueries à l’école. Les piques blessantes de ses camarades laissèrent des marques indélébiles sur son cœur. À mesure qu’il grandissait, le harcèlement ne fit que s’intensifier, le rendant de plus en plus craintif et reclus.
Les années passèrent, et Jake devint un homme, mais l’angoisse sociale le hantait toujours. Il évitait les tavernes bondées où l’on rigolait et parlait. Chaque interaction était un combat intérieur, un duel entre son désir de connexion et sa peur du rejet. Il se sentait comme un cowboy perdu dans une prairie infinie, cherchant désespérément son chemin.
Un soir, alors qu’il se promenait à cheval, Jake croisa un vieux sage du village, un cowboy à la barbe blanche et au regard bienveillant. Ce sage, nommé Eli, avait traversé ses propres tempêtes. Il vit la tristesse dans les yeux de Jake et lui demanda ce qui le rongeait.
Jake, d’abord hésitant, partagea ses peurs, son manque de confiance, et la douleur de ne pas être accepté. Eli l’écouta avec attention, puis lui parla de l’importance de l’estime de soi. « Mon jeune ami, la confiance n’est pas un don, mais une conquête. Chaque échec et chaque rejet ne te définissent pas. Ce qui compte, c’est comment tu te relèves et progresses. »
Inspiré par les mots du sage, Jake entreprit un voyage d’introspection. Il commença à passer du temps avec des amis sincères, à lire des livres, et à réfléchir sur ses croyances limitantes. Il comprit que chaque critique ne valait pas la peine d’affecter sa valeur personnelle.
Un jour, Jake décida de se confronter à ses peurs. Il s’inscrivit à une compétition de rodéo, quelque chose qu’il avait toujours voulu faire. Les jours précédant la compétition, il ressentit des doutes, mais il se souvint des paroles d’Eli. Il se mit à visualiser sa réussite, à s’imaginer en train de dompter le taureau avec grâce et assurance.
Le jour J, alors qu’il montait sur le dos du taureau, une vague de nervosité l’envahit. Mais il ferma les yeux, prit une profonde inspiration, et se remémora toutes les fois où il avait surmonté ses peurs. Il ouvrit les yeux et se lança, avec une détermination renouvelée.
À sa grande surprise, il réussit à rester en selle plus longtemps qu’il ne l’avait imaginé. Le public applaudit, et pour la première fois depuis longtemps, Jake sentit un élan de fierté. Ce n’était pas seulement une victoire au rodéo, mais un pas vers la reconstruction de son estime de soi.
Au fil des mois, Jake continua de briser ses barrières. Il se fit de nouveaux amis, devint un membre respecté de la communauté, et trouva sa voix. Avec chaque défi relevé, il reconstruisait sa confiance, pierre par pierre, et devint un exemple de résilience pour les autres.
Et ainsi, Jake apprit que l’estime de soi ne se construit pas en évitant la critique, mais en affrontant ses peurs et en célébrant ses succès, même les plus petits. Dans le grand récit de sa vie, il avait finalement trouvé sa place, au cœur de l’Ouest sauvage, en tant que cowboy de l’introspection.

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