Quels sont les traits de personnalité qui conduisent aux succès ?

Les nouveaux traits de caractère menant au succés : le « High Potential Trait Inventory »

Depuis de nombreuses années, les psychologues essaient d’identifier, avec plus ou moins de succès, quels sont les traits de personnalités qui conduisent à la réussite en entreprise.

L’une des tentatives les plus aboutie est le célèbre MBTI (indicateur de Myers-Briggs) utilisée par près de 90% des grandes entreprises US pour « qualifier » leurs employés. Cette classification défini par exemple la différence entre introverti et extraverti ; pensée globale – soucis du détail ; émotionnel – rationnel ; organisé – pragmatique.

From Every Direction—How Personality Traits and Dimensions of Project Managers Can Conceptually Affect Project Success

D’autres entreprises utilisent le QI (de manière complémentaire) à l’aide de test plus ou moins scientifiques dont le célèbre WAIS 4. Ici aussi, certains (dont Taleb) mettent en doute cet indicateur.

https://introverti.news.blog/2020/02/20/les-tests-de-qi-ou-test-wais-4-sont-elles-de-belles-arnaques/

IQ is largely a pseudoscientific swindle

Le QI est un outil également intéressant. Ce qui me dérange c’est plus le coût des tests et le fait que l’on présente celui-ci comme le « Saint Graal » ;

Il y a eu les théories des intelligences multiples soulignant que l’intelligence ne se limite pas aux critères logico-mathématiques et au langage.

Un petit test qui vaut ce qu’il vaut…

Test intelligence multiple

The Validity of a New, Self-report Measure of Multiple Intelligence

Le quotient émotionnel qui tentait d’expliquer pourquoi des personnes très intelligente (d’un point de vue QI) ne réussissait pas en entreprise.

Ici l’article de la BBC dont je m’inspire traite d’une étude de Ian MacRae, psychologue et co- auteur du livre High Potentiel. Celui-ci identifie (à son tour) les traits de caractère ayant un impact sur la réussite.

The secrets of the ‘high-potential’ personality

Comme l’auteur l’indique … la vérité est plus nuancée; l’important est de savoir exactement où vous vous situez sur chaque spectre, et comment tirer le meilleur parti de vos forces et tenir compte de vos faiblesses (ce qui est aussi valable pour le MBTI…).

MacRae et le MBTI



En revenant sur le MBTI, MacRae explique ceci : «Pour ouvrir la conversation, c’est un bon outil, mais si vous l’utilisez à grande échelle pour prédire la performance ou pour essayer de trouver des candidats très performants, cela ne fonctionne pas»

A travers leurs publications, Alexandra Teodorescu, Ian MacRae et Adrian Furnham de l’University College London ont identifié six traits liés au succès en entreprise combinés dans le « High Potential Trait Inventory » (HPTI). Donc encore une échelle 😉.

Plus d’information sur Ian MacRae et Adrian Furnham

Les nouveaux traits de caractère menant au succès : le « High Potential Trait Inventory »

Trait correlates of success at work

Traduction de leur abstract

L’identification et le développement d’individus à fort potentiel est fondamental à la réussite des entreprises et des organisations. La présente étude se concentre sur les traits de personnalité des individus à fort potentiel. Le « High Potential Traits Inventory » (HPTI) a été utilisé pour étudier les associations entre les traits de personnalité et les mesures de la réussite professionnelle, sur un échantillon de 383 personnes. Les résultats indiquent que les traits de personnalité de l’HPTI sont liés aux mesures subjectives et objectives du succès, la conscience étant le prédicteur le plus puissant. Les résultats de la présente étude sont cohérents avec les recherches précédentes sur les High Flyers. Les implications de la présente étude sont discutées, suggérant qu’une opérationnalisation plus claire du succès est cruciale pour comprendre les mécanismes sous-jacents qui mènent de la personnalité au potentiel.

Les participants sont invités à « auto-évaluer » leur réussite suivant des critères subjectifs (réussite avec promotion, réussite scolaire…) et objectifs (salaire, temps depuis la dernière promotion…). Cette évaluation est croisée avec une « auto-évaluation » de leurs traits de caractères.

Plus de références, ci-dessous

Motivation and Performance: A Guide to Motivating a Diverse Workforce

The dark side of work values

Les six traits du le « High Potential Trait Inventory »

Conscience

A comprendre le fait de définir un plan et de s’y tenir / l’exécuter à la lettre. Ce trait favorise la constance (discipline) et le fait de cibler des objectifs long -terme. Ce critère est clé pour la réussite scolaire (juste après le QI…). A l’excès, vous serez psychorigide et incapable de toute adaptabilité. Ce premier trait me fait penser au critère J/P du MBTI (organisé vs pragmatique).

L’ajustement

J’interprète ce trait comme la capacité de recadrer une situation et de ne pas se laisser impacter négativement. Je confirme qu’une interaction négative peut avoir un impact dramatique sur votre productivité. Ce point correspond à la faculté de « maitriser » ses pensées ou plutôt le fait de pouvoir prendre du recul et de ne pas les croire. Ce trait est probablement lié au caractère affectif du MBTI (F)

L’acceptation de l’ambiguïté

Ici, on parle de l’art de prendre des décisions dans un environnement incertain. Pour ce faire, il faut apprendre à vivre avec le fait que rien n’est blanc, ni noir et que rien n’est jamais certains. Il s’agit d’un critère clé pour les postes de direction. Cette caractéristique est développée dans les programmes de MBA (leadership) et certains cours portent même un intitulé dans ce sens.

Un leader ayant une faible tolérance à l’incertitude deviendra tyrannique !!!

Au contraire un excès de cette caractéristique vous conduira à voguer d’un projet à l’autre de manière totalement instinctive.

Je pense qu’il y a un lien à faire avec les critères NP et SJ en MBTI qui seront, selon moi, aux extrêmes de cette échelle.

Également, ce trait me fait penser à « Système 1/ système 2». Le système 1 intuitif allant dans le sens de la tolérance à l’incertitude et le système 2 allant dans le sens de la collecte d’information avant décision.

La bonne marche à suivre et d’utiliser les deux systèmes alternativement.

La curiosité

La curiosité (et l’apprentissage) font partie de nos moteurs. Une personne pour laquelle le besoin d’apprendre est élevé sera d’autant plus motivée à avancer.

https://introverti.news.blog/2020/04/08/personal-mba-5-dompter-son-cerveau-pour-ne-plus-se-faire-avoir/

Évidemment, il faut une bonne dose de cohérence dans cet apprentissage pour ne pas se disperser.

la tolérance au risque/ à l’inconfort

Pouvoir accepter un inconfort court terme pour un avantage à long terme. Une des clés en stratégie. Ce trait est fortement corrélé à l’ajustement et à la conscience. Il est probable qu’un profil MBTI de type « NT » soit favorisé pour ce type de trait. Également, on retrouve ce trait dans la « définition » du QE.

The intelligence of emotional intelligence

L’esprit de compétition

La compétitivité peut être un formidable moteur quand bien utilisée. Elle peut créer un esprit de groupe visant à dépasser la compétition. A contrario, une compétition entre deux individus d’une même équipe peut être dramatique.

Est-ce bien scientifique ?

MacRae aurait validé son approche en suivant des chefs d’entreprises dans divers secteurs.

L’utilisation de ces traits prédiraient la réussite de manière subjective et objective. Ceux-ci expliqueraient 25% de la variation du revenu ce qui est comparable à l’impact du QI.

La compétitivité et l’acceptation de l’ambiguïté se sont révélées être les paramètres les plus impactant le salaire. La conscience prédirait la satisfaction au travail.

Il s’agit de tests psychométrique donc très dépendant du contexte et de l’interprétation… donc scientifique autant qu’un test psychométrique peut l’être.

Avis d’un introverti

Il s’agit bien d’une nouvelle échelle psychométrique… avec ses avantages et inconvénients. L’auteur la vend comme étant le nouveau standard scientifique permettant une embauche optimale et la prédiction des hauts profils.

Personnellement, je ne la trouve pas plus pertinente qu’une échelle MBTI.

L’intérêt est de combiner ces différentes échelles afin de « s’approcher » du caractère de l’individu. Il s’agit plutôt d’un outil permettant l’introspection et ouvrant la discussion.

Il n’y aura jamais d’échelle parfaite car le nombre de critères possibles est trop important et la diversité humaine trop riche. En sélectionnant, un ou l’autre critère, les auteurs orientent les résultats.

Autre point qui me perturbe, l’article tient principalement sur une corrélation entre les traits de personnalité et une auto-évaluation et la réussite des candidats.

Finalement, il y a des réussites « hors du commun » de profils qui sont complétement hors de cette échelle et qui réussissent (à leur façon).

Je pense que la réussite tient plus de notre aptitude à connaitre nos forces et faiblesses et de savoir les exploiter au mieux.

En suivant cette échelle, il ressort que pour réussir en entreprise il faut :

  • Avoir un objectif défini et s’y tenir
  • Être organisé mais flexible
  • Tolérer la frustration et l’incertitude
  • Être curieux et adopter une saine compétition

Donc rien de transcendant…

Le livre en question n’est pas repris dans la liste du personal MBA mais pourrait l’être…

Quels sont les traits de personnalité qui conduisent aux succès ? (Image PIXABAY)

Comment ne plus se faire avoir en domptant son cerveau ?

Le cerveau est une machine complexe pleine de raccourcis, de réflexes et de biais cognitifs. Notre jugement peut facilement être troublé par des paramètres externes peu pertinents. Avoir une capacité à prendre de bonnes décisions nécessite de pouvoir s’affranchir de ces biais.

Dompter son cerveau pour ne plus se faire avoir !

Les livres du Personal MBA dans cette catégorie décrivent le fonctionnement du cerveau, son évolution… de nombreuses informations intéressantes mais peu utile pour le but recherché.

Ici je me focalise sur les systèmes / modes de fonctionnement utiles à « maitriser ».

Le premier livre lu est Thinking, Fast and Slow de Daniel Kahneman.

Il se concentre principalement sur le système 1 et le système 2 décrit ci-après.

Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de pensée

Thinking, Fast and Slow – Daniel Kahneman

Il existe deux modes de pensées:

Système 1

  • Réactif – instinctif – émotionnel
  • Fait plus appel à la mémoire qu’au raisonnement. Il est renforcé par la répétition – situations jugées normales. La mémoire est impactée par les émotions vécues lors de l’expérience.
  • Se laisse berner par les illusions, les biais cognitifs, l’amorçage (le fait de confronter les personnes à une idée pour induire un comportement), l’effet de halo (première impression)
  • Favorable à l’hystérie collective, aux stéréotypes
  • Réponses souvent floues
  • C’est le pilote automatique
  • Pilote les jugements par plausibilité
  • A la base des prédictions intuitives qui ne tient compte ni du taux de probabilité (fréquence de base), ni de la régression vers la moyenne (fait qu’un bon résultat est toujours du, en partie, à de la chance).
  • Sensible au biais narratifs. On cherche une explication à posteriori en excluant le paramètre chance.
  • Surestime les résultats (surtout négatif = aversion à la perte; et rare), ce qui nous pousse au compromis (la tranquilité d’esprit qui est favorable aux assurances)
  • Importance du cadrage émotionnel (façon dont on présente les choses) dans la décision.
  • Fortement sensible à l’humeur

Système 2

  • intelligence rationnel – logique
  • Activé quand le système 1 lorsque la situation se complexifie ou est nouvelle/ anormale
  • demande plus d’énergie / de la concentration
  • Réponses précises
  • Grande consommatrice de glucose
  • Sollicité lorsque les enjeux sont importants
  • Pilote les jugements par probabilité

Bien décider avec les deux systèmes

  • Une bonne prise de décisions sollicite les deux systèmes : la recherche des expériences antérieure et une évaluation statistique des probabilités de réussites.
  • Il faut mettre l’accent sur le positif tout en restant en phase avec la réalité. Une option est l’analyse pré-mortem (analyse des échecs potentiels).
  • Un point important sera de réduire l’incertitude inhérente à toute décision.

Vous l’aurez compris, nos décisions sont bien moins factuelles que nous le pensons et nous sommes très facilement manipulable.

Systeme 1 / systeme 2 Daniel Kahneman

Le second livre lu est Brain Rules de John Medina.

Il se concentre sur des informations plus communes… rassemblées dans ce que l’auteur nomme les 12 lois du cerveau.

Les 12 lois du cerveau

  • Notre cerveau est le fruit de notre évolution
  • Une activation physique régulière est indispensable au bon fonctionnement de notre cerveau (oxygénation et taux de glucose)
  • Le repos est indispensable
  • Le stress est nuisible
  • Chaque personne évolue à son rythme. L’enseignement devrait être adapté à chaque enfant plutôt que standardisé.
  • Le cerveau a besoin d’être stimulé pour rester attentif
  • Le cerveau doit s’imprégner des expériences pour s’en souvenir (importance des émotions)
  • Stimuler ses sens augmentent la mémorisation
  • La vision tient une place de choix. Un message visuel et animé aura plus d’impact.
  • La musique stimule.
  • Le fonctionnement des cerveaux féminins et masculins sont différents.
  • L’exploration de notre monde est indispensable au développement de notre cerveau.

Personnellement, je n’ai pas appris grand chose de la lecture de ce livre.

Les 12 lois du cerveau

Le troisième livre est Making Sense of Behavior de William T. Powers.

Tout est une question de perception et de référentiel

Notre perception est la façon dont notre esprit appréhende le monde extérieur.
Notre cerveau compare les stimulus à ses références internes et sélectionne ce qui lui semble cohérent avec le modèle de pensée. Cette perception dépend de l’environnement.

La perception induit un comportement visant à garder cette cohérence. Nous agissons lorsque la perception nous parait « hors de contrôle ».

« On pourrait tenter un rapprochement avec système 1/ système 2. Lorsque le système 1 est dépassé on enclenche le système 2 (rationnel) à la base d’un comportement plus réfléchi… »

Cette réponse peut avoir lieu à différent niveau via des systèmes de contrôle (cellulaire jusqu’au niveau les plus élevés de notre conscience : valeurs)
Il est possible que les systèmes de contrôle entrent en conflit lorsque les perceptions sont différentes en fonction du niveau de référence.
La théorie du contrôle perceptuel (PCT) : Vous ne pouvez jamais contrôler une autre personne. Vous ne pouvez agir qu’en fonction de leurs perceptions ou négocier un changement dans leurs niveaux de référence.

Nous n’agissons que lorsqu’un changement dans notre environnement met la perception hors de contrôle.

Pas passionant…

Quels sont les moteurs de notre comportement ?

Driven – Paul Lawrence & Nitin Nohria

Les scientifiques ne savent toujours pas exactement comment l’intelligence humaine a évolué pour devenir si complexe, mais il existe plusieurs théories.

Une théorie suggère que cette évolution résulte de l’augmentation de la taille du cerveau (trois fois plus gros que ceux de nos ancêtres les plus proches).

Du fait de ce cerveau plus volumineux nous aurions développé différents systèmes de représentation dans notre mémoire :

  • Le système épisodique : mémoire de base que nous partageons avec les autres animaux.
  • Le système mimétique : apprendre en copiant le comportement des autres. Non maitrisé par la plupart des singes
  • Les systèmes associés aux langages qui nous permettent de partager les connaissances et de les stocker.

Les motivations derrière le comportement humain s’expliquent par la théorie des quatre pulsions

  • le désir d’acquérir
  • le désir de créer des liens
  • le désir d’apprendre
  • le désir de défendre

La volonté d’acquérir

Elle motive la recherche de biens matériels et d’un statut social.

Cette volonté est primitive. Elle est liée aux chances de survie et de transmission des gènes. Les dérives sont nombreuses : sur-alimentation, avarice, rivalité…


Le désir de créer des liens

Ce désir de lien favorise la création de famille, de tribus qui augmente les chances de survie.

Cette création de groupe induit le rejet des individus différents (l’instinct dyadique).

le désir d’apprendre

Le partage de connaissance favorise la productivité et en définitive la survie.

Notre volonté d’apprendre nous permet de prédire les résultats de nos décisions et nous évites de faire deux fois la même erreur.

Notre volonté de défendre


Instinct fondamental qui a évolué avec nous.

Il pourra se traduire dans la défense d’individu (car lié à la création de lien) ou de principe mais également peut dériver dans des guerres.

Ces pulsions déterminent notre comportement.

Les quatre pulsions induisent des émotions qui se déclinent en comportement.

Utilisez les quatre pulsions pour augmenter sa productivité
Favorisez :

  • Le travail en équipe et l’esprit de groupe (lien social et volonté de défendre le groupe)
  • Apprentissage et la créativité

Dans la conception de produit, vous pouvez également tirer parti de ces mécanismes.

« Driven » nous donne les 4 forces motrices du comportement humain. Assez utile dans de nombreux domaines dont le marketing. Je pense qu’il existe cependant des livres plus poussés/ utiles dans ce domaine (neuromarketing)… à creuser.

Le dernier livre aborde nos réactions lorsque nous sommes en mode survie.

Complémentaire de trois livres précedents, il apporte une vision de notre mode de fonctionnement dans l’urgence. Pour moi, dans ces cas particuliers, le système 1est activé préférentiellement. Nos fonctions analytiques sont mises en pause. Le jeu sera de reprendre le contrôle et de passer en système 2.

Driven – Paul Lawrence & Nitin Nohria

Pourquoi certaines personnes survivent et d’autres périssent dans la même situation ?

C’est la question abordée dans Deep Survival de Laurence Gonzales.

Pourquoi certaines personnes survivent et d’autres périssent dans la même situation ? – Deep Survival de Laurence Gonzales

« Seulement 10 à 20% des gens peuvent garder leur calme et penser au milieu d’une urgence de survie. Ce sont eux qui peuvent percevoir clairement leur situation ; ils peuvent planifier et prendre des mesures correctives, qui sont tous des éléments clés de la survie. »

  • Acceptez le danger
  • Maitrisez les risques.
  • Faites confiance à ses mémoires (physique), son entrainement et son expérience.
  • Maitrisez votre respiration
  • Ayez un but
  • Soyez prêt à affronter la situation.
  • Ayez toujours une position de repli.
  • Mémorisez le chemin parcouru.
  • N’abandonnez jamais et gardez le moral.

Faire face au syndrome du survivant. Acceptez d’avoir survécu et d’autres non.

Le fait de survivre affecte la perception du risque

Nous serons tous confronté à des accidents bien que la probabilité qu’ils soient mineurs est forte.


Avis d’un introverti

Ce que je retiens de la lecture de ces quatres livres :

  • Notre cerveau est facilement berné, surtout en situation de stress/ d’urgence.
  • Nos décisions reposent sur deux modes de fonctionnement (instinctif / analytique). Il est indispensable de les concilier pour prendre de bonnes décisions.
  • Il existe 4 pulsions de base qui motivent notre comportement (acquérir, créer du lien, défendre et apprendre)

Petit supplément (essai de video Videoscribe)

Décider vite et bien de Matthias Nöllke

Décider vite et bien de Matthias Nöllke

Comment simplifier sa vie pour devenir plus créatif?

simplifier sa vie pour devenir plus créatif – image PIXABAY

Les livres classés dans la catégorie « changement d’attitude » consistent en des conseils pour simplifier son existence, changer son point de vue afin de doper son processus créatif.

Comment pouvons-nous décomposer et simplifier les différents aspects de notre vie?

The Power of Less – Leo Babauta

Les principes :

  • Décomposez les choses en partie plus simples et plus faciles à gérer
  • Défendezvotre domaine d’expertise et se focaliser sur les tâches qui maximisent ses compétences (voir : https://introverti.news.blog/2020/01/24/strenghts-finder-2-0-tom-rath/)
  • Supprimez ou déléguez les tâches pour lesquelles vous n’êtes pas doués.
  • Soyez mono-tache
  • Désactivez toutes les distractions (téléphone, application, mail…) car si vous êtes interrompu vous devrez à nouveau vous concentrer.
  • Commencez petit
  • Essayez les changements pendant seulement trente jours pour commencer.

En pratique :

  • Définissez quelques tâches prioritaires (cailloux) sur lesquels vous vous concentrez pleinement. Les tâches secondaires peuvent remplir les interstices (sable).
  • Ne vérifiez votre e-mail uniquement une ou deux fois par jour dans l’après-midi. Ne répondez qu’à ce qui doit l’être. Que se passe-t-il si l’on ne répond pas ?
  • Jetez ce qui ne sert pas et ne servira jamais : documents…
  • Utilisez une routine quotidienne (routine du matin et soir) et maintenez-la pendant 30 jours.
  • Ayez une activité physique quotidienne à intégrer dans la routine matinale. Augmentez la difficulté progressivement.
  • Adoptez une alimentation saine.
The Power of Less – Leo Babauta

Le chemin de la moindre résistance

The Path of Least Resistance – Robert Fritz

  • Essayez de trouver le chemin vers nos objectifs qui implique le plus petit nombre d’obstacles.
  • Trouvez les structures sous-jacentes dans votre vie qui peuvent créer un chemin avec moins de résistance que celui que vous suivez en ce moment : changement de travail, thérapie, réarrangement de votre lieu de vie, nouvelle organisation, planning…
  • Ce concept recoupe le livre de Leo Babauta. Une simplification de votre vie par la suppression des taches de faibles valeurs et/ou tâches stressantes sera favorable à votre créativité.

L’orientation réactive – réactive

  • Plutôt que de réagir aux évènements, cherchez comment améliorer votre vie et comment anticiper mieux les problèmes.
  • En agissant préventivement, vous limiterez l’impact de ces évènements sur votre flux créatif.
  • La résolution de problème n’est pas la création
  • La résolution de problèmes est qu’une extension de l’orientation réactive-réactive
  • La création apporte quelque chose de nouveau.
  • Bien que les deux restent liés, l’un ne pouvant se passer de l’autre.

La création

Pour développer de nouvelles idées et des concepts, il est utile de :

  • Maitriser les compétences de base à son art
  • S’intéresser au travail des autres et s’inspirer et développer ce qui fonctionne
  • Il est intéressant de relier cette partie avec le « Génie spontané ». Je dirai donc :
    • Collecter les éléments les plus importants – inspirants (dans votre domaine ou domaine connexe…) .
    • Tenter de combiner les concepts, idées… et développer le tout via le processus d’écriture développé.

Orienter la création

Définir aussi clairement que possible le but créatif et suivre votre propre processus jusqu’au résultat

La tension vs stratégies de compensation

Nous sommes tendus parce qu’il y a des problèmes non résolus dans notre vie.
La meilleure solution pour gérer ces tensions consiste à modifier la structure sous-jacente (évitez les lieux et les personnes qui provoquent le problème, trouvez un nouveau job, changez de routine…).

Certaines personnes utilisent les tensions pour créer quelque chose de nouveau, c’est le processus créatif.

Pour alimenter le processus créatif, il faut une vision précise de que l’on souhaite accomplir.

Il faut également accepter son point de départ tel qu’il est. Faire un constat honnête de notre situation actuelle.

Le cycle créatif

la création se décompose en trois parties:

La germination,

la germination d’une idée est le choix de ce qu’il faut créer en rejetant les idées qui ne fonctionnent pas.

On rejette souvent de bonnes idées car elles sont plus exigeantes (en temps…).

L’assimilation

Cette étape consiste à laisser grandir notre idée dans nos pensées, notre subconscient. C’est la période de maturation

L’achèvement

L’achèvement consiste en l’acte de création.
Il sera également important de découvrir ce que vous avez appris du projet dans son ensemble.  

Le pouvoir de la transcendance

Il est primordial de bien définir ces choix fondamentaux (être écrivain, en bonne santé…) ainsi que de reconnaître les obstacles dans votre vie et de travailler à les changer.

Changer en profondeur

Re-Create Your Life – Morty Lefkoe

De nombreux problèmes sont liés à l’incapacité à initier les changements et à les maintenir sur le long terme

  • Déprime
  • Manque de motivation
  • Cynisme
  • Absence d’objectif
  • Fatigue
  • vous retombez toujours dans vos anciens schémas.

Éliminer les comportements et les émotions négatif qui bloquent le changement en s’interrogeant sur ses croyances limitantes et non pas en s’attaquant seulement aux mauvaises habitudes.

Les croyances façonnent comme des filtres ne laissant passer que les informations qui ne les confortent. Ainsi la peur de l’échec, vous incitera à ne pas prendre de risque et vous empêchera de réussir.

Votre réalité et votre vérité sont fonction de votre conscience, de votre langage et in fine de vos croyances.

Éliminez une croyance « négative » pour changer votre réalité.

Les croyances se forment au cours de l’enfance (avant l’age de 6 ans) à cause d’évènements qui se sont souvent répétés. Elles sont plus liées à l’interprétation des faits vécus plutôt qu’aux faits en eux-mêmes.

Nous nous identifions à nos croyances comme si elles faisaient partie de notre personnalité.

Pour palier à nos croyances « négatives » nous adoptons des stratégies de survie qui à terme augmentent notre anxiété (justification, addition…). Ces stratégies devront également être supprimées.

Une bonne estime de soi correspondra à entretenir un système de croyance positive afin de créer sa propre réalité (à travers ses filtres personnels)

Techniques pour changer d’attitude

  • Identifiez un problème (anxiété sociale, syndrome de l’imposteur…)
  • Identifiez les croyances à l’origine de votre problème. (Ne pas être assez bien…)
  • Trouvez l’origine de votre croyance principale. (Manque d’attention, moquerie, harcèlement scolaire…)
  • Trouvez d’autres interprétations possibles.
  • Trouvez les 6 nouvelles interprétations suivantes (harcèlement scolaire dû aux mal-être d’autres enfants ou à x autres raisons).
  • Intégrez qu’il ne s’agit que d’interprétation.
  • Faire la distinction entre sa croyance et la réalité et adoptez d’autres interprétations plus positives

Technique pour gérer les petits problèmes

Utiliser pour des petits problèmes quotidiens en changeant (relativisant) vos interprétations des faits.

  • Minimisez les risques de crash d’avion via les statistiques ou le fait que la compagnie aérienne est sure…
  • Vous êtes mauvais en math parce que vous avez eu de mauvaise expérience (mauvais professeur, interrogation mal préparée…)
  • Vous n’avez jamais réussi xxx car vous n’avez pas eu la bonne méthode

L’auteur insiste sur le fait que les parents doivent adopter les comportements favorables aux développements de bonnes croyances pour leurs enfants. Il insiste sur la bienveillance et la confiance à apporter à son enfant.

Culture d’entreprise et croyances de groupe

La culture d’une entreprise ou plus globalement les sociétés (ou systèmes : éducatifs…) est la somme des croyances partagées entre chaque membre.

Le mode de fonctionnement de l’entreprise doit être en adéquation avec sa culture.

Dans un monde en constante évolution, les entreprises doivent rester adaptables et ne pas s’enfermer dans une culture figée. Elles doivent adapter leur réponse en fonction du contexte. C’est ce que l’auteur nomme une organisation de 3eme ordre. Dans ce type d’organisation, les managers doivent accompagner les salariés dans leur propre changement. Le but final est d’apprendre à supprimer les obstacles au travail et surtout les croyances qui les sous-tendent. Les 7 étapes clés pour provoquer ce changement sont :

  • Définir les problèmes existants
  • Identifier les solutions (stratégie) et croyances sous-jacentes
  • Trouvez la source de ces croyances
  • Evaluer ces croyances à la lumière de son environnement actuel (et l’éliminer si non pertinente) 
  • Adoptez une nouvelle croyance plus en adéquation
  • Déclinez de nouvelles stratégies au départ de ces nouvelles croyances.
Re-Create Your Life – Morty Lefkoe

https://introverti.news.blog/2020/03/25/personal-mba-croissance-personelle/

https://introverti.news.blog/2020/03/27/personal-mba-2-augmentation-de-productivite/

https://introverti.news.blog/2020/03/30/personal-mba-3-problem-solving/

https://introverti.news.blog/2020/03/31/personal-mba-learning-from-the-future-liam-fahey-and-robert-randall/

Comment mieux anticiper avec « Learning from the Future de Liam Fahey and Robert Randall » ?

Un livre un peu technique sur lequel on ne trouve que peu d’informations sur la toile… donc voici un résumé un peu plus poussé.

Ce livre explique comment les scénarios stratégiques peuvent aider toute organisation à tester comment ses propres choix stratégiques majeurs – ses objectifs, sa posture et sa portée – se joueraient dans divers futurs.

Stratégie – Image PIXABAY

Scénarios stratégiques

Comment imaginer et construire un ensemble d’avenirs alternatifs afin d’explorer les décisions cruciales auxquelles votre organisation est confrontée ?

En apprenant à développer et à utiliser des scénarios de prospective compétitifs, les organisations peuvent prendre des mesures pour réaliser un avenir souhaitable, s’adapter rapidement à des environnements défavorables et mettre en œuvre efficacement des stratégies qui réussiront dans de nombreuses conditions de marché différentes.

La stratégie consiste à risquer vos ressources de temps, d’énergie, de compétences, d’attention et de capital pour gagner sur 2, 5, 10, 15 et 20 ans, tout en rivalisant pour gagner sur le marché actuel

L’apprentissage par scénario consiste à chercher à comprendre comment l’avenir pourrait changer et comment une organisation pourrait prospérer en s’adaptant à un certain nombre de circonstances particulières. L’apprentissage par scénarios identifie les indicateurs de changement et les décisions et actions à prendre aujourd’hui pour être prêt à survivre et à gagner demain et dans les années à venir.

Double objectif de l’apprentissage par scénarios :

  • Mieux comprendre les futurs possibles
  • Améliorer la prise de décision, ainsi que les défis et les tâches à accomplir en fonction de ces scénarios

Des changements discontinus

Qu’est-ce qu’un changement discontinu ? Il s’agit de :  nouveaux marchés, nouveaux concurrents, nouveaux besoins des clients, nouvelles combinaisons de technologies, nouveaux canaux de distribution, nouvelle législation.

Ces changements discontinus (nouveaux marchés, nouveaux concurrents, nouveaux besoins des clients, nouvelles combinaisons de technologies, nouveaux canaux de distribution, nouvelle législation) doivent être considérés dans un ensemble de « futurs alternatifs » et impacter la stratégie d’entreprise.

Ceci afin de :

  • Identifier les opportunités commerciales possibles.
  • Tester sa stratégie dans plusieurs scénarios.
  • Affiner sa stratégie sur la base de sa nouvelle compréhension de ce qui est nécessaire pour réussir dans une variété d’avenirs possibles

L’apprentissage par scenarii anticipe ces changements discontinus et suggère les décisions stratégiques utiles à une bonne adaptation à ceux-ci.

Forces motrices, logiques, graphes et états finaux

L’apprentissage implique la discussion l’échange libre d’idées, de perceptions, de préoccupations, d’alarmes et de découvertes (alimentant l’apprentissage collectif)

Les scénarios ne visent pas à « prouver » que ce qui est projeté aura lieu. Ils reposent sur une hypothèse possible, crédible et pertinente. Tous les éléments clés d’un scénario doivent être sérieusement remis en question. Trois ou quatre scénarios permettent aux décideurs de comparer la façon dont un futur particulier pourrait évoluer. Les stratégies d’entreprise seront alors évaluées en fonction de ces scénarios.

L’apprentissage par scenarii passent par quatre étapes clés : forces motrices, logiques, graphes et états finaux

  • Forces motrices qui façonnent l’histoire
    • Les forces environnementales (événements, tendances et développements économiques, sociaux, culturels, écologiques et technologiques)
    • Les actions des institutions (organisations commerciales, de partis politiques, d’agences gouvernementales et d’organismes régionaux et internationaux)
  • Logiques est le pourquoi les forces ou les joueurs spécifiques se comportent comme ils le font
  • Graphe correspond aux étapes (comprenant des histoires spécifiques) menant à l’état final. 
  • États finaux. Ce qui se passera dans un avenir ou un monde particulier à un moment donné.
    • La description des états finaux sont des projections spéculatives basées sur un ensemble spécifique d’hypothèses. Les scénarios sont à considérer comme des films d’une histoire en évolution.

Remettre en question les mentalités organisationnelles

Les scénarios améliorent la compréhension qu’ont les décideurs du monde qui les entoure et de la façon dont l’avenir se déroule. Les scénarios fournissent un moyen par lequel les décideurs peuvent réfléchir et, si nécessaire, changer leur état d’esprit – leurs hypothèses sur la façon et la raison pour laquelle ils font les choses. L’apprentissage par scénario devrait viser à remettre en question les mentalités organisationnelles.

L’apprentissage par scénario met donc l’accent sur la connaissance de ce que l’organisation pourrait ou devrait faire dans un ensemble de circonstances qui pourraient émerger à un moment ultérieur.

Pour ce faire, il faut

  • Comprendre le présent (et le passé)
  • Décrire une variété de futurs potentiels.
  • Délimitez comment ces futurs pourraient évoluer.
  • Identifier des indicateurs appropriés à suivre.
  • Définir des liens avec des décisions spécifiques
  • Définir des liens avec les processus d’analyse
  • Définir des liens avec les procédures organisationnelles
  • Impliquez les décideurs

Les bons scénarios sont à la fois recherchés et imaginés à fond ; les mauvais scénarios reposent trop sur des spéculations non éclairées et sont mal étudiés

Le présent lui-même est incertain car il est soumis à interprétation. Ces différences de perception est une cause majeure de conflit au sein des équipes de direction. Cependant cette diversité est à encourager. Les organisations ont des souvenirs sélectifs et suppriment le vrai passé

Les scénarios fournissent une expérience indirecte à partir de laquelle quelque chose sur l’avenir a déjà été appris et sur lequel diverses réponses à différents futurs – même indésirables – peuvent être testées

L’étude de la façon dont les parties d’un système interagissent peut-être un outil puissant pour explorer la logique d’un scénario.

Tout système est plus que la somme de ses parties. Un autre principe fondamental de la pensée systémique est que l’on doit voir le monde simultanément à partir de trois niveaux : les événements, les schémas de comportement et la structure.

La complexité renvoie à la multiplicité des variables qui doivent être prises en compte et à la variété des relations qui peuvent exister entre elles. Le dynamisme explique les types et les taux de changement qui peuvent se produire.

En identifiant la structure d’un système, les analystes créent une théorie du fonctionnement réel des choses.

Approches constructives des scenarii

La construction d’un scénario peut être segmentée en deux approches de base :

  • Futur en arrière. Sélectionnez plusieurs futurs significatifs et essayez de découvrir les chemins qui y mènent.
  • Future Forward. Projeter des ensembles d’avenir plausibles basés sur l’analyse des forces actuelles et de leur évolution probable.

Métaphore de l’iceberg

Une approche intéressante utilise la métaphore de l’iceberg empruntée (issu The Fifth Discipline) .

Pointe de ce modèle : les événements (élections, faillites…)

Deuxième niveau : le pattern qui repose sur les politiques économiques et sociales ; sur les tendances…

Troisième niveau : changement structurels importants, les forces en présences tels que définissables via la logique des scenarii

Méthodologie des scenarii implique un processus en 6 étapes :

  • Identifier et analyser les problèmes organisationnels qui fourniront l’orientation de la décision
    • Décisions d’affectation du capital
    • Décisions de diversification ou de désinvestissement,
    • Investissements majeurs
    • Stratégies de marché à long terme
  • Définir les principaux facteurs de décision
    • Taille et croissance des marchés
    • Produits ou solution concurrents
    • Conditions économiques
    • Réglementation gouvernementale
  • Identifier et analyser les forces environnementales (micro et macro)
    • Démographique, sociale, économique, naturel, technologique…
    • Évaluez chacune de ces forces en termes du niveau de son impact sur les principaux facteurs de décision
    • Se concentrer sur les forces à fort impact / faible incertitude
  • Établir la logique du scénario
  • Sélectionnez et élaborez les scénarios
    • Plausibilité.
    • Différenciation (structurellement différents)
    • Cohérence.
    • Utile à la prise de décision
    • Challenger les dogmes de l’entreprise
  • Définir les actions et décisions au départ des scenarii
    • Évaluation des opportunités et des menaces. Dans quelle mesure êtes-vous bien préparé pour saisir ces opportunités et éviter les menaces?
    • Utiliser les scénarios comme « laboratoire de test» afin d’évaluer la résilience et la vulnérabilité de la stratégie actuelle
    • Elaborer une stratégie dans le cadre des scénarios

Valoriser les scenarii à travers les alternatives stratégiques

Les décideurs peuvent développer des alternatives stratégiques importantes en répondant aux questions suivantes ;

  • Quelles sont les alternatives qui historiquement n’ont pas été envisagées ou négligées ?
  • Quelles alternatives stratégiques sont suggérées par chaque scénario ?
  • En quoi ces alternatives sont-elles différentes les unes des autres et de celles actuellement envisagée par l’organisation ?
  • Quelles alternatives suggèrent la plus grande opportunité pour l’organisation ?
  • Quelles alternatives remettent le plus fortement en cause les hypothèses qui sous-tendent la stratégie actuelle ?
  • Quelles alternatives pourraient être des extensions logiques de la stratégie actuelle ?
  • Quelles alternatives semblent suggérées par la majorité ou la totalité des scénarios ?
  • Quelle est la valeur de l’opportunité présentée par l’alternative ?
  • Quelles sont les preuves à l’appui des hypothèses sous-jacentes à chaque alternative ?
  • Est-il possible pour l’organisation d’exécuter l’alternative ?
  • Quels risques et vulnérabilités sont associés à chaque alternative et comment peuvent-ils être gérés ?
  • Quels marchés et rendements financiers pourraient être associés à l’alternative ?
  • Quels sont les résultats favorables et défavorables que leur organisation a rencontrés ?
  • Quelles forces façonnent actuellement l’évolution de l’industrie ?
  • Quelles nouvelles forces peuvent émerger pour influencer l’évolution de l’industrie ?
  • Quelles forces sont les plus susceptibles d’affecter la façon dont l’industrie évoluera ?

Une fois les stratégies choisies, le travail de leur exécution peut commencer.

Choix élémentaires de la stratégie

La stratégie de toute organisation doit affronter et résoudre trois ensembles de choix élémentaires :

  • Portée de la stratégie (Le choix des produits et services offerts par l’entreprise et les clients)
    • Quels sont les produits proposés ?
    • Quels sont clients les clients ciblés ?
    • Dans quelles régions géographiques se positionner ?
    • Quelles sont les partenaires et sous-traitant ?
  • Différenciation (Comment l’entreprise souhaite se positionner face à la concurrence ?)
    • Comment l’organisation va-t-elle distinguer son offre pour attirer, gagner et fidéliser les clients ?
    • Quels sont les caractéristiques du produit qui pourraient être soulignées ?
    • Quels types de fonctionnalités doivent être fournies ?
    • Quels sont les formes de service susceptibles de plaire à divers ensembles de clients ?
  • Objectifs
    • Les objectifs ne sont pas statiques, ils doivent être continuellement réexaminés
    • Un lancement de produit peut être, par exemple, avancé en réponse à une action concurrente
    • La posture doit être adaptée au contexte et scenarios (gamme de produit, canaux de distribution, politique de prix et de service)

Applications possibles :

  • En prenant en compte les besoins futurs des clients, les scenarios peuvent suggérer de nouvelles combinaisons de produits
  • Les scénarios peuvent suggérer des alliances ou des acquisitions qui permettent aux entreprises de pénétrer de nouveaux marchés ou de nouvelles entreprises
  • Les scénarios peuvent aider les décideurs à identifier les moyens d’étendre leur portée actuelle en élargissant le marché
  • Scénario de nouveaux concurrents.

L’objectif de la stratégie est de créer un avantage concurrentiel et le rôle des scénarii est d’augmenter la pertinence de cette stratégie.

Certaines entreprises, bien que satisfaites de leurs stratégies, sont vulnérables aux actions concurrentielles qui pourraient redéfinir le marché.

  • Que pourraient faire nos concurrents qui perturberaient nos plans actuels?
  • Quels nouveaux concurrents pourraient changer le jeu avec une entrée à partir d’une position périphérique (comme un fournisseur, un partenaire ou un client)?
  • Quelles nouvelles technologies des concurrents non traditionnels pourraient-ils appliquer dans notre industrie qui changeraient la façon de faire?

Ne conservez que :

  • Stratégies sans risque qui fonctionnent dans tous les scénarios.
  • Stratégies à haut risque qui fonctionnent dans un ou plusieurs scénarios. A évaluer pour leur rapport risque / récompense

Eliminez les stratégies qui ne fonctionnent dans aucun des scénarios

Les scénarios des concurrents permettent de comprendre les options de stratégie plausibles des concurrents et fournissent des indications sur les options qu’ils pourraient choisir et pourquoi. Un avantage majeur de ces scénarios de concurrence est qu’ils peuvent également identifier les stratégies possibles par lesquelles votre organisation peut réagir ou utiliser pour anticiper les mouvements stratégiques potentiels des concurrents.

Evaluation d’une idée de business via le process des scenarii

Processus d’évaluation d’une idée de business suivant l’approche des scenarii

  • Décider de l’avantage concurrentiel de l’entreprise. L’analyse SWOT
  • Jouer l’avocat du diable pour remettre en question l’idée
  • Développer la cause et l’effet et construire le diagramme des scenarii possibles : «Qu’est-ce qui fait que ces sources d’avantage concurrentiel existent et comment sont-elles maintenues?
  • Identifier les compétences distinctives.
  • Révision du SWOT et du business model

Les organisations doivent identifier une idée d’entreprise et la tester dans des scénarios sensiblement différents.

Les causes d’échec en planification des scenarii

  • Ne pas obtenir le soutien de la haute direction dès le début
  • Manque d’entrées diverses
  • Manque de contact avec le personnel
  • Objectifs et attentes irréalistes
  • Confusions des rôles
  • Incapacité à élaborer une feuille de route claire
  • Développer trop de scénarios
  • Temps insuffisant pour les scénarios d’apprentissage
  • Ne pas se connecter au processus de planification
  • Ne pas suivre les scénarios via des indicateurs
  • Calendriers inappropriés
  • Gamme de résultats trop limitée
  • Trop de concentration sur les tendances
  • Manque de diversité des points de vue
  • Incohérences dans les scénarios
  • Concentration insuffisante sur les forces
  • Ne pas sortir du paradigme
  • Ne pas raconter une histoire dynamique
  • Incapacité à stimuler de nouvelles options stratégiques
Scenario planning

Avis d’un introverti

Un bon livre qui ouvre les yeux sur le manque de vision des entreprises traditionnelles.

Un peu long et répétitif…

Allez voir les autres articles de mon personal MBA…

https://introverti.news.blog/2020/03/25/personal-mba-croissance-personelle/ https://introverti.news.blog/2020/03/27/personal-mba-2-augmentation-de-productivite/https://introverti.news.blog/2020/03/30/personal-mba-3-problem-solving/

Comment devenir un expert en résolution de problèmes ?

Attaquez vous aux vrais problèmes

The 80/20 Principle – Richard Koch

Le principe 80/20

Nous devons :

  • Faire ce en quoi nous sommes doués et apprécions le plus (voir strenghts finder)
  • Focaliser ses efforts sur 20% qui conduisent à 80% des résultats (les 20% des clients qui apportent 80% des bénéfices ; les 20% des taches utiles…).
  • Supprimer ou minimiser (ou déléguer) les 20% des causes qui provoquent 80% des problèmes (clients, employés à problème).

Viser la simplicité

  • Monter en échelle tout en limitant la complexité (limiter les nouveaux gestionnaires, problèmes de communication, processus plus complexes…) et ainsi réduire les coûts à l’unité produite.
  • Viser une gamme de produits étroite distribuée à un nombre réduit de clients sélectionnés et issus d’un nombre de fournisseurs limités.
  • Identifier les activités les plus compétitives de votre chaine de valeur et externaliser les activités moins performantes ou trop complexes. Supprimez les produits, segments et clients les moins rentables et augmentez vos prix.

Cibler vos efforts et gagnez du temps

  • Investissez sur les 20% de clients les plus rentables ou sur les 20% des tâches pertinentes
  • En doublant nos efforts sur le top 20% des activités, nous pouvons travailler une semaine de 2 jours et augmenter notre productivité de 60%.
  • Le principe 80/20 dit que nous devons supprimer les tâches de moindre valeur. Il faut réduire /supprimer/ déléguer les tâches suivantes :
    • Ce que les autres veulent que vous fassiez
    • Les choses faites par habitude mais sans intérêt
    • Les tâches pour lesquelles vous n’êtes pas doué ou que vous n’aimez pas
    • Les tâches chronophages et peu intéressante
    • Les tâches incertaines (collaborateurs peu fiables, résultats aléatoires…)
    • Les tâches de veille ou de réponse (réponse client, téléphone…)

Se concentrer sur les tâches de valeurs :

  • Les tâches en lien avec vos objectifs
  • Les tâches que vous aimez, dans lesquelles vous êtes doués ou qui font appel à votre créativité.
  • Les tâches 80/20 donc à fort retour.
  • Les possibilités d’amélioration (automatisation, simplification, scaling-up…)
  • Les challenges
  • Les tâches critiques et urgentes que vous ne pouvez pas déléguer

Comment réussir avec le 80/20 ?

  • Se focaliser sur une niche que vous aimez et y devenir un leader
  • Maitriser les 20% de connaissances / compétences utiles dans cette niche précise
  • Servir aux mieux les 20% de clients / marchés principaux
  • Investir dans les 20% d’activités produisant les 80% de résultats
  • Utiliser le salariat pour apprendre puis devenir indépendant car même très performant vous ne serez pas mieux rémunéré qu’un employé de base
  • Supprimer, simplifier, automatiser et externaliser ce qui peut l’être.
The 80/20 Principle – Richard Koch

Trouver des solutions innovantes / hors des sentiers battus

Accidental Genius – Mark Levy

Ce livre est une initiation à l’écriture libre qui permet d’explorer vos pensées, de trouver de nouvelles solutions et d’être plus créatif. C’est également une manière d’identifier et de résoudre ses blocages personnels.

Elle passe par une écriture débridée appliquant les quelques conseils suivants :

Ecrire librement

  • Juste essayez, ne visez pas la perfection
  • Écrivez rapidement, en continu et de manière désinhibée
  • Fixez-vous un nombre de mots pour un temps donné
  • Écrivez simplement vos pensées, maintenez le flux sans censure et n’intellectualisez pas.
  • Si vous bloquez, changez de focus via des questions simples (Comment reformuler, Y-a-t ’il un autre point de vue…)
  • Pour démarrer, vous pouvez utiliser les « initiateurs suivants » :     Si je n’avais pas à travailler, je… ;     Je me rappelle… ; J’aimerais en savoir plus sur… ; J’adore… ; si je faisais le contraire, cela donnerait… ; si j’étais sûr de réussir, je ferai… Plus ces initiateurs sont génériques mieux ils fonctionnent.
  • L’exercice de « l’ouverture des mots ». Choisissez cinq mots de votre secteur d’activité, donnez-en la définition commune, votre définition personnelle, en débattre et pour finir résumez les enseignements de ceci
  • Changez de paradigme / de perspective. Définissez le problème. Cherchez les solutions dans différents domaines d’activité. Générez plusieurs solutions partielles ou imparfaites. Visez la quantité (100 idées) et ne jugez pas
  • Changez la réalité. Considérez les choses d’un point de vue complètement différent. Changez votre perception sur certains paramètres du problème. Racontez des histoires volontairement « mensongères » pour changer de perspective.
  • Tenez une conversation sur papier avec un interlocuteur qui vous guide
  • Utilisez le « marathon freewriting ».
    • Écrivez 20 minutes sans interruption sur une idée.
    • Sélectionnez dans cet écrit ce qui a le plus d’intérêt et creuser
    • Répétez tout en restant critique lors des relectures.
    • Utilisez les astuces précédentes si vous êtes coincé.
  • Les pensées récurrentes seront le signe de blocage dans votre vie. Dans ce cas, focalisez sur la pensée et décrivez-la en abondance avec détails. Vous pouvez la décrire sur papier comme si vous parliez à une autre personne.
  • Lorsque vous lisez un livre technique enclenchez une séance d’écriture libre sur les sujets qui vous ont semblé pertinents.
  • Définissez vos règles et objectifs d’écriture (nombre de mots par jour, nouvelles idées à générer, échauffement, tri, assemblage, ré-écriture…)

Valoriser ses écrits

  • Faites lire vos écrits sans polissage. Soit ce sera accepté, soit vous aurez des idées en retour
  • Archivez tous vos écrits, vos expériences, ce qui retient votre intérêt (liste de ce qui fascine)
  • Classez / recollez vos pensées par catégorie (thème sur lesquels vous écrivez le plus souvent)
  • Mémorisez vos/ les histoires/ pensées brillantes. Elles pourront toujours être valorisée lors d’une conversation. « Les histoires n’arrivent qu’aux personnes qui peuvent les raconter ».
  • Utilisez tout ce matériel quand vous devrez écrire un article, un mémo, une présentation, un discours, un livre (au départ d’une liste des sujets qui vous fascinent)
Accidental Genius – Mark Levy

Avis d’un introverti

Si je devais retenir deux choses de ces livres, ce serait :

  • Identifier les 20% de sujets / de problèmes qui impactent le plus votre vie / votre entreprise ou sur les 20% de sujets qui vous intéressent.
  • Écrire de manière débridée et abondante (100 idées) afin de solutionner / améliorer ses points. Sélectionner les 20% des idées qui semblent le plus pertinentes et les appliquer.

Comment booster son développement personnel avec Lead the Field, the Art of Exceptional Living et A Guide to the Good Life ?

Ce premier article de mon « Personal MBA » porte sur les livres/ audio suivants :

  • Lead the Field – Earl Nightingale
  • The Art of Exceptional Living – Jim Rohn
  • A Guide to the Good Life – William Braxton Irvine

J’ai recoupé les concepts clés qui y sont repris dans quatre catégories.

Sacré travail… surtout résumé en moins de 1000 mots.

Personal MBA – Booster son développement personnel avec Lead the Field, the Art of Exceptional Living et A Guide to the Good Life (Image Pixabay)

Attitude, philosophie personnelle et style de vie

  • Adopter une attitude positive emplie de gratitude, d’optimisme, d’intégrité et exempte d’agressivité et d’indécision. Pour ce faire prenez soin de vos pensées, paroles et actions.
  • Soyez agréable, bienveillant et n’hésitez pas à donner de la reconnaissance tout en restant le plus sincère possible.
  • Cultiver votre philosophie personnelle. Celle proposée dans « A Guide to the Good Life” est le stoïcisme. Envisagez toujours la perte de ce que vous avez pour mieux/ plus en profiter
  • Prenez soin de vous, de votre santé, de vos pensées, de votre repos
  • Renforcez votre volonté en la sollicitant régulièrement, agissez avec discipline et régularité.
  • Soyez responsable, agissez avec courage et cherchez à toujours vous développer.
  • Développez votre style de vie : être satisfait de ce que vous avez tout en poursuivant ce que vous voulez
  • Apprenez à maitriser le négatif, à combattre vos ennemis intérieurs et extérieurs
  • Ne répondez pas aux insultes et aux provocations

La recherche de la « richesse »

  • Apprenez à envisager ce que vous avez avec un œil nouveau. Pour ce faire formez-vous. (Exemple de la mine de diamant dans « Lead the Field »)
  • Explorer les opportunités
  • Remettez en cause ce que font les autres, basez-vous toujours sur vos propres conclusions obtenues après recherches et analyses. Affranchissez-vous des influences externes.
  • Prenez du temps pour réfléchir et analyser votre travail (5% du temps libre)
  • La récompense est toujours proportionnelle aux services que l’on rend (à la valeur apportée au marché) et aux nombres de personnes à qui on rend service. Il faut donc chercher à améliorer continuellement ses services et à élargir son publique cible.
  • La richesse est proportionnelle au savoir acquis, utilisé et valorisé
  • La richesse est comme les saisons. Il faut apprendre à semer au printemps, protéger en été, récolter en automne et protéger ses réserves en hiver.
  • L’indépendance financière est la capacité de vivre des revenus de vos ressources personnelles
  • Essayez d’avoir un meilleur plan. Inspirez-vous des mentors et associez vous avec des personnes importantes. Pour ce faire, devenez le genre de personne avec qui on souhaite s’associer.
  • L’argent n’est qu’un véhicule qui vous amènera plus vite à destination.

       
La fixation d’objectif

  • L’importance de se fixer des objectifs ambitieux en phase avec nos valeurs afin de ne pas passer à côté de sa vie.
  • Sachez qu’il y a plus de satisfaction dans le désir d’atteindre un objectif que dans la satisfaction de ceux-ci. Il ne s’agit que d’étapes.  Le succès consiste en la réalisation progressive et mesurée de ses objectifs.
  • Il est important de savoir précisément ce que l’on veut et de l’écrire. Un objectif bien défini agit comme un aimant.
    • Établissez la liste des 50 choses que vous souhaitez réaliser dans les 1 à 10 prochaines années et notez le nombre d’années jugées utiles pour réaliser chacun de ces objectifs (amusants, stimulants…). Ceux-ci doivent être de trois nature (économique, matériel et développement personnel).
    • Dans cette liste, choisissez quatre objectifs réalisables en un an (dénommés « bâtisseurs de confiance »), trois ans, cinq ans et dix ans. Décrivez précisément ces 16 objectifs et établissant pourquoi ils sont importants pour vous.
    • Prenez les actions allant dans le sens de vos objectifs et révisez les chaque semaines. Célébrez les objectifs accomplis.

Restez un étudiant

  • Notez vos idées, vos pensées, vos expériences, vos taches à réaliser (par priorité). Tenez un journal et apprenez de votre propre vie (le positif comme le négatif).
  • Formez vous continuellement. Visez des compétences et connaissances pointues, difficiles d’accès, exigeantes, rares et demandées. Étudiez ce qui à un lien avec vos objectifs (étudier la réussite, le bonheur…).
  • Développez votre vocabulaire, vos capacités d’expression, votre capacité de répartie, votre conversation et votre culture générale.
  • Étudiez l’histoire, lisez des biographies. Tirez les enseignements de l’expérience d’autrui.
  • Apprenez à réfléchir par vous-même et à entretenir un esprit critique.

Lead the Field – Earl Nightingale

Lead the Field – Earl Nightingale

The Art of Exceptional Living – Jim Rohn

The Art of Exceptional Living – Jim Rohn
Introduction au Stoicisme

Avis d’un introverti

Des conseils toujours bons à prendre mais connus de tous à l’age du développement personnel et des vidéos Youtube.

Qu’est ce qu’un MBA, est-ce justifié et comment s’en passer ?

Qu’est-ce que le MBA et l’investissement est-il justifié ?

Le fameux MBA (ou master en administration des affaires) …

Moi qui ne suis qu’un simple « petit » PhD en Science, il m’a fait rêver ce titre ronflant d’orgueil 😉 J’ai  longtemps songé suivre ce cursus question d’avoir plus de crédits face à mes pairs qui semblaient / semblent toujours dédaigner les cursus purement scientifiques.

Puis j’ai vu le prix auquel les écoles de « commerces » le proposent : 40000 euros… pour quelques mois de cursus (2 ans maximum) et un stage à l’étranger pour les « international MBA ». Clairement il s’agit de cursus à l’intention des fils/ filles de CEO ou de cadres supérieurs ayant les faveurs de leur patron. 

Ceci est hors de portée de ma bourse comme pour la plupart d’entre-nous.

Qu’est-ce que le MBA et l’investissement est-il justifié ? – Image issue de PIXABAY

Bien sûr, il y a la version « low cost »… le master en gestion. J’ai été à une journée introductive de ces ces cours (du soir) et j’ai assisté à quelques-uns de ceux-ci. J’en ai retenu deux choses : l’ego disproportionné des profs et la pauvreté de leur cours (surtout marketing…). Le seul cours qui m’a semblé intéressant était celui de stratégie.  Mais il ne l’a pas été au point de m’inciter à payer le minerval et chambouler ma vie de famille dans des cours (très lent) en horaire décalé.

Il s’agit de connaissance facile d’accès qui se retrouve dans la plupart des livres de commerce.

« Tu as gaspillé 150 000 $ dans une éducation que tu aurais pu avoir pour un dollar cinquante en amendes de retard dans une bibliothèque publique ». Will Hunting

Les écoles de commerce mettent en avant leur réseau… oui c’est vrai.

Mais pour un créateur d’entreprise je doute qu’un MBA soit fort utile. Cela importe peu à vos clients de savoir de quelle école vous sortez… surtout que le terme MBA n’est pas déposé et que l’on peut y mettre un peu tout ce que l’on veut.

Ce diplôme servira plutôt à impressionner / se faire accepter dans la caste des cadres d’entreprise.

Dans un souci de mettre un peu d’ordre dans cette jungle universitaire, des accréditations ont été crées du type EQUIS (en Europe). Mais qui s’en soucie réellement ? J’ai vu des Masters en gestion se faire passer pour MBA sans vergogne 😉.

Évidemment si vous souhaitez intégrer un cabinet de conseil du big four ou McKinsey… un « vrai » MBA a du sens. Un petit tour sur Forbes or Financial s’impose.

Je ne dis pas que tout est à jeter dans ce cursus mais plutôt que les connaissances / compétences qui y sont enseignées sont clairement surévaluées comparativement à des cursus scientifiques qui ne sont clairement plus à la mode.

Le personal MBA est-il une alternative au MBA classique ?

Lors de pérégrination et quête de ce sain Graal managérial, j’ai découvert le « personal MBA ». Il s’agit d’une sorte de compilation des livres de management/ économie / créativité / stratégie utiles aux entrepreneurs.

Ce n’est pas un « vrai MBA » mais une personne assidue qui passe à travers ces livres et en retient quelque-chose me parait aussi compétente qu’un Master en Gestion de base qui aura oublié la moitié de ses connaissances après quelques années de travail (valable pour tous les masters d’ailleurs).

L’ouvrage a été écrit par John Kaufman et coute une vingtaine d’euros (auquel il faut ajouter le prix des livres cités…). La première version date de 2008 et a commencé par une simple liste de livres inspirée par Seth Godin (autre pape du domaine…).

Personal MBA – John Kaufman

La « liste » est régulièrement tenue à jour et la lecture de ces livres permettrait d’être « compétent » en gestion / création d’entreprise, gestion de portefeuille d’actions, marketing… Il s’agit d’une bien belle promesse 😉

John Kaufman

Je n’aurai pas un beau titre à afficher au mur ou sur mon CV… mais j’aurai les clés, le vocabulaire, les sujets utiles pour impressionner mes interlocuteurs industriels et financiers.

Vu que je suis confiné pour quelques mois (à mon humble avis) pour cause de coronavirus, je pense mettre ce temps à parti pour développer mes connaissances à travers ces lectures.

D’autres ont déjà réalisé ce voyage et on publié leurs résumés de lecture sur leur blog / site … dont le très bon Olivier Roland et le célèbre « des livres pour changer de vie »

https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/le-manifeste-du-personal-mba/

Mais cette approche me parait perfectible. Une grande partie de la valeur réside dans la synthèse (qui est bien faite dans ces sites) mais également dans les liens que l’on peut établir entre ces livres et les exemples de la vie réel auxquels on peut les relier.

Comment je compte passer mon temps confiné pour cause de CORONA ?

Mon approche sera donc plus la mise en relation des concepts abordés dans ces livres (et résumés) plus qu’une lecture et un résumé académique. Je vais viser des topic courts 500 -1000 mots maximum (tant pis pour le référencement). J’espère que cette approche gagnera en impact et surtout me permettra de fixer ces connaissances pour ma carrière personnelle.

Je compte également saupoudrer ces articles d’éléments issus des publications économiques récentes (issu d’Harvard Business Review par exemple) ou de la vie économique. Ces références donneront du poids/ crédibilité aux articles mais également me serviront de poudre aux yeux pour mes pairs industriels / financiers.

Le Personal MBA est un livre de formation aux affaires et le « best-seller » de Josh Kaufman

Pour l’auteur, pas besoin de suivre les cursus onéreux des écoles de commerce pour maitriser l’art des affaires. Seuls quelques concepts fondamentaux des pratiques commerciales sont à maitriser

Prendre de décision dans un contexte incertain et ambigu

Augmenter sa/la productivité.

Mener des expériences, interpréter les résultats et maitriser les statistiques

L’intérêt du Personal MBA est de pouvoir être suivi à sa convenance et à faible cout.

Il aborde :

  • Le fonctionnement pratique des entreprises  
  • L’évaluation des idées avec un potentiel commercial
    • Il existe 10 manières / facteurs critiques qui permettent d’évaluer un marché
    • Il est indispensable de cibler un marché « affamé ».
  • La création de valeur et d’entreprise à partir de zéro
    • Il existe 12 manières standard de créer de la valeur. Les entreprises les plus performantes les combinent.
  • L’amélioration d’entreprise existante et augmenter ses revenus
    • Amélioration qui est limitée par la loi du marché (limitation naturelle d’une entreprise en termes de quantité et qualité)
    • Vous maitriserez le principe d’incertitude des prix et découvrirez comment fixer ceux-ci afin de vous garantir des ventes et une bonne rentabilité.

          

Beaucoup d’entrepreneur à succès n’ont pas suivi les cursus des écoles de commerce. Ils se sont forgés par eux-mêmes via des essais- erreurs.

La promesse du Personal MBA est d’accélérer ce processus via l’expérience de mentors.

Vous trouverez ci-dessous la « fameuse liste » de Josh Kofman. Elle est assez impressionnante et je ne doute de pouvoir la boucler lors de ce confinement 😉

Je vous invite à visiter le site du personal MBA et de vous inscrire pour la mise à jour de la liste.

L’idée de base de mes articles à venir sera de rédiger des résumés des concepts clés par catégorie. Pour ce faire, je vais m’appuyer sur l’existant (résumé disponible, vidéo et dans la mesure du possible le livre original) … je compte aussi creuser la question à travers un peu de bibliographie.

L’objectif est un post par jour qui résumera 5 livres en une fois donc une catégorie / jour. Ce qui reviendra à 26 jours de publications…

J’ai pris la liberté de classer les catégories par « intérêt » / logique.

Personal Growth

Lead the Field – Earl Nightingale

The Art of Exceptional Living – Jim Rohn

A Guide to the Good Life – William Braxton Irvine

Productivity & Effectiveness

Getting Things Done – David Allen

The Power of Full Engagement – Jim Loehr &Tony Schwartz

StrengthsFinder 2.0 – Tom Rath

Bit Literacy – Mark Hurst

10 Days to Faster Reading – Abby Marks-Beale

Problem Solving

The 80/20 Principle – Richard Koch

Accidental Genius – Mark Levy

Learning from the Future – Liam Fahey & Robert Randall

Behavioral Change

The Power of Less – Leo Babauta

The Path of Least Resistance – Robert Fritz

Re-Create Your Life – Morty Lefkoe

Self-Directed Behavior – David Watson & Roland Tharp

The Human Mind

Thinking, Fast and Slow – Daniel Kahneman

Brain Rules – John Medina

Making Sense of Behavior – William T. Powers

Driven – Paul Lawrence & Nitin Nohria

Deep Survival – Laurence Gonzales

Decision-Making

Sources of Power: How People Make Decisions – Gary Klein

Smart Choices – John S. Hammond et al

Ethics for the Real World – Ronald Howard & Clinton Korver

Systems

Thinking in Systems – Donella Meadows

Work the System – Sam Carpenter

Influence

Influence: The Psychology of Persuasion – Robert B. Cialdini

How to Win Friends and Influence People – Dale Carnegie

Crucial Conversations – Kerry Patterson et al

The 48 Laws of Power – Robert Greene

Negotiation

Bargaining For Advantage – G. Richard Shell

3-D Negotiation – David Lax & James Sebenius

The Partnership Charter – David Gage

Communication

On Writing Well – William Zinsser

Presentation Zen – Garr Reynolds

Made to Stick – Chip and Dan Heath

The Copywriter’s Handbook – Robert Bly

Show Me The Numbers – Stephen Few

Leadership

Tribes – Seth Godin

Total Leadership – Stewart Friedman

What Got You Here Won’t Get You There – Marshall Goldsmith

The New Leader’s 100-Day Action Plan – George Bradt et al

Management

First, Break All The Rules – Marcus Buckingham & Curt Coffman

12: The Elements of Great Managing – Rodd Wagner & James Harter

Growing Great Employees – Erika Andersen

The Essential Drucker – Peter Drucker

The Halo Effect – Phil Rosenzweig

Project Management

Making Things Happen – Scott Berkun

Results Without Authority – Tom Kendrick

Creativity & Innovation

The Creative Habit – Twyla Tharp

Myths of Innovation – Scott Berkun

Innovation and Entrepreneurship – Peter Drucker

Design

The Design of Everyday Things – Donald Norman

Universal Principles of Design – William Lidwell et al

Value-Creation & Testing

Rework – Jason Fried & David Heinemeier Hansson

The New Business Road Test – John Mullins

How to Make Millions with Your Ideas – Dan Kennedy

Value-Delivery

Indispensable – Joe Calloway

The Goal: A Process of Ongoing Improvement – Eliyahu Goldratt

Lean Thinking – James Womack & Daniel Jones

Business Creation

Go It Alone – Bruce Judson

The Lean Startup – Eric Ries

Street Smarts – Norm Brodsky & Bo Burlingham

Ready, Fire, Aim – Michael Masterson

Escape from Cubicle Nation – Pamela Slim

Bankable Business Plans – Edward Rogoff

Corporate Skills

The Unwritten Laws of Business – W.J. King

The Effective Executive – Peter Drucker

The Simplicity Survival Handbook – Bill Jensen

Hire With Your Head – Lou Adler

Corporate Strategy

Purpose – Nikos Mourkogiannis

Competitive Strategy – Michael Porter

Blue Ocean Strategy – W. Chan Kim & Renée Mauborgne

Seeing What’s Next – Clayton M. Christensen et al

Personal Finance

Your Money or Your Life – Joel Dominguez & Vicki Robin

The Millionaire Next Door – Thomas Stanley & William Danko

I Will Teach You To Be Rich – Ramit Sethi

Fail-Safe Investing – Harry Browne

Marketing

All Marketers Are Liars – Seth Godin

Permission Marketing – Seth Godin

The 22 Immutable Laws of Marketing – Al Ries & Jack Trout

Getting Everything You Can Out of All You’ve Got – Jay Abraham

Sales

The Psychology of Selling – Brian Tracy

Pitch Anything – Oren Klaff

The Ultimate Sales Machine – Chet Holmes

Value-Based Fees – Alan Weiss

SPIN Selling – Neil Rackham

Analysis

Thinking Statistically – Uri Bram

Turning Numbers Into Knowledge – Jonathan Koomey

How to Lie with Statistics – Darrell Huff

Marketing Metrics – Paul Farris et al

The Economist Numbers Guide – Richard Stuteley

Finance & Accounting

Financial Intelligence for Entrepreneurs – Karen Berman & Joe Knight

Simple Numbers, Straight Talk, Big Profits – Greg Crabtree

The 1% Windfall – Rafi Mohammed

Accounting Made Simple – Mike Piper

How to Read a Financial Report – John A. Tracy

Venture Deals – Brad Feld & Jason Mendelson

Consulting

Getting Started in Consulting – Alan Weiss

Secrets of Consulting – Gerald M. Weinberg

Résumé de livre du personnal MBA et livres pertinents !

https://introverti.news.blog/2020/04/08/ne-plus-se-faire-avoir/

https://introverti.news.blog/2020/04/04/comment-simplifier-sa-vie-pour-devenir-plus-creatif/

https://introverti.news.blog/2020/03/31/comment-mieux-anticiper-learning-from-the-future-liam-fahey-and-robert-randall/

https://introverti.news.blog/2020/03/30/personal-mba-3-problem-solving/

https://introverti.news.blog/2020/03/25/comment-booster-son-developpement-personnel/

https://introverti.news.blog/2020/01/24/strenghts-finder-2-0-tom-rath/

https://introverti.news.blog/2019/07/11/personnal-mba/

LEAN START UP – créer une entreprise qui impacte la société !

LEAN START UP définition

Inventé par Eric Ries, le LEAN Start up est l’application du LEAN manufacturing de Toyota appliqué à la conception de produits. Les concepts de Juste-à-temps, réduction des stocks et responsabilité des équipes y sont appliqués. La différence tient dans le fait que l’objectif final tient dans la validation de l’enseignement et non pas dans l’augmentation de la productivité.

Le Lean Start UP un nouveau jour pour l’entreprenariat

Une refonte du système entrepreneurial

Il s’agit d’un nouveau cadre à la création d’entreprise basé sur :

  • Une bonne analyse des besoins des clients afin de définir les bonnes hypothèses. Cette analyse est à faire sur le terrain en discutant avec les futurs clients.
  • La conception rapide d’un produit minimum viable MVP qui restera à affiner grâce aux retours des utilisateurs (processus itératif). Le produit sera adapté (pivoté) en fonction de ces retours. L’intérêt du MVP est de tirer des enseignements sans investir trop de moyen dans la conception.

Le produit minimum viable est la peur de se planter

  • La peur de se faire piquer l’idée. Cette crainte n’est pas fondée car il est très difficile de se faire connaitre. Les boites susceptibles de récupérer des idées en gestation n’en ont simplement pas le temps de s’y intéresser.
  • Une autre crainte est l’impact, d’un produit de faible qualité, sur l’image. Dans ce cas, on peut indiquer ouvertement qu’il s’agit d’une version beta et il reste possible de changer le nom du produit en version finale.

Pivoter pour réussir

Afin de savoir quand pivoter, il est indispensable d’avoir un système d’indicateurs représentatifs (indépendant de campagne marketing ou d’autres effets : croissance naturelle du nombre d’utilisateurs…). Des études de cohortes (test AB : comparatifs entre deux option) ou un système Kanban (validation de l’impact des modifications produits via feedback : audit, rapport de performance doivent rester simples, accessibles et montrer les liens de causalités)

Le fait de pivoter est souvent freiné par la peur de remettre sa vision initiale en question, des hypothèses initiales floues ou des indicateurs mal choisis.

Les différents pivots

  • Restrictifs : se concentrer sur une partie / fonctionnalité du produit
  • Extensifs : ajouter des caractéristiques/ fonctionnalités aux produits
  • Changer de clientèle
  • Viser un nouveau besoin du client
  • Changer de système de distribution (application vers plateforme…)
  • Changer de business model (marge, capture de valeur, moteur de croissance…)

Les trois moteurs de croissance

  • Avoir un taux de rétention élevé en rendant les résiliations difficiles (légalement, émotionnellement…)
  • La viralité où l’utilisateur participe au marketing de la marque
  • L’acquisition payante de nouveau client (publicité)

Conseils pour réussir votre création d’entreprise suivant le Lean Start UP

L’importance d’une structure flexible capable de régler les problèmes rapidement. Pour ce faire, il faut s’assurer d’analyser les causes en profondeur via l’utilisation de la méthode des 5 pourquoi. La responsabilisation des équipes couplées à la confiance des managers garantira la réussite de ce processus.

Faire le tri entre valeur et gaspillage. Pour se faire, il faut travailler par petit lot afin de faciliter les corrections. Il est aussi important que la conception de ces lots se fasse de manière autonome et qu’il ne soit pas soumis à un système en cascade.

Travailler en flux tendus afin de réduire les stocks (de pièces à potentiellement modifier par exemple)

A maturité, les entreprises doivent continuer d’innover via des équipes multidisciplinaires et indépendantes. Celles-ci doivent garder une latitude utile à l’expérimentation de nouveaux concepts produits mais également mais également à la remise en question/ amélioration des produits actuels.

Le LEAN START UP en deux phrases

La conception du MVP, le fait de remettre en question ses hypothèses via le feedback et la nécessité de pivoter

La production de lots restreints par des équipes autonomes et pluridisciplinaires.

Avis d’un introverti sur le Lean Start up

Le concept de Lean Start up m’a toujours beaucoup intéressé…

Je travaille actuellement dans une société « classique » et assez rigide. Ke genre de boite qui a plus de 50 ans et qui est managée par des personnes qui ne maitrise absolument pas ces idées innovantes.

Ils s’accrochent à leurs vieilles manières de faire pensant obtenir de nouveaux résultats.

Le fait de créer un MVP et de le confronter à la réalité du terrain afin de l’affiner leur parait une approche kamikaze… Ils préfèrent peaufiner de long mois au risque de passer à côté de l’opportunité ou pire de développer quelque chose complétement à côté du besoin du marché !

Inutile d’essayer d’insuffler ces nouveaux concepts… Je me heurte à la résistance au changement soutenue par les soi-disant résultats de mes prédécesseurs.

Pour moi, le Lean start up est parfait pour débuter une activité ou pour les entreprises jeunes.

Une version de Lean Start up pourrait s’appliquer aux grand/ vieux mastodonte mais il faudrait les diviser en plus petites structures indépendantes et en prise directe avec la réalité du marché.

Il faudrait aussi gommer la hiérarchie verticale paralysante et favoriser l’esprit d’innovation de chacun.

Bref, impossible tant la politique et lobbying sont importants dans ces groupes.

Enfin le Darwinisme économique aura raison et les dinosaures industriels seront remplacer par les petits mammifères entrepreneurs…

créer une entreprise qui impacte la société

Mon « personal MBA »

C’est le premier article de mon Personal MBA… que j’ai entammé en réaction / indignation par rapport aux MBA classiques à 40 k-euros. MBA qui ne dispensent que des informations facilement trouvable dans la litterature.

Le Personal MBA a également ses failles… dont la plus grande est d’être un outil marketing. Mais il y a des choses a apprendre… et être autodidacte a toujours été un de mes vecteurs personnels.

Qu’est ce qu’un MBA, est-ce justifié et comment s’en passer ?

Comment mieux anticiper avec « Learning from the Future de Liam Fahey and Robert Randall » ?

Comment ne plus se faire avoir en domptant son cerveau ?

Comment devenir un expert en résolution de problèmes ?