Dans un monde souvent dominé par les personnalités extraverties, les introvertis peuvent se retrouver dans une situation délicate, surtout lorsqu’ils doivent naviguer dans des relations avec des pervers narcissiques. Ces individus charismatiques mais manipulateurs peuvent tirer parti de la sensibilité et de la réticence des introvertis, créant un environnement émotionnel toxique. Dans cet article, nous allons explorer comment les enseignements de Je pense mieux de Christel Petitcollin peuvent aider les introvertis à reconnaître les signes de la manipulation narcissique et à renforcer leur confiance en eux. Armés de ces connaissances, les introvertis pourront non seulement protéger leur bien-être, mais aussi s’affirmer avec assurance face à ceux qui cherchent à les diminuer. Que vous soyez en quête de compréhension ou désireux d’affirmer votre place dans ce monde complexe, cet article vous fournira des outils précieux pour naviguer dans ces eaux troubles.
Après « trop intelligent pour être heureux », je m’attaque à un autre « monument » consacré à la zébritude…
Second livre de Christel Petitcollin sur le sujet. Ici la promesse est d’aider le surdoué à penser mieux.
La promesse sera-t-elle respectée ?
L’éternelle inhibition latente.
Ici aussi, l’auteur reprend le concept d’inhibition latente. Le « surdoué » souffrirait d’un défaut dans le tri des informations / stimulations sensorielles entrantes contrairement aux « normo-pensants ».
Quelques conseils sont donnés pour aider le zèbre :
- Limiter les agressions sensorielles qu’elles soient visuelles (couleurs, formes…), olfactives ou sonores
- Travailler sur votre ressenti. Associer la sollicitation sensorielle à quelque chose de plus positif
- S’isoler si nécessaire
« Dans la famille, nous sommes plusieurs à avoir diverses hyperesthésies. Personnellement, la sensibilité à la lumière, aux bruits lointains, aux odeurs et le toucher (je ne supporte que peu de tissus). Mon hyperesthésie la plus particulière est ma sensibilité à la pression atmosphérique (via l’audition). Je peux ainsi prédire un changement de temps 😉 ».
L’hypersensibilité
Le surdoué va s’impliquer dans tout ce qu’il entreprend au maximum. Il s’emballe rapidement pour une cause ou un groupe mais retombe tout aussi vite à la moindre déconvenue.
Il est extrême dans ses réflexions et actions et ne connait pas le mensonge.
Quelques conseils :
- Limiter ses combats
- Prendre de la distance et relativiser
- Faire la part du vrai du faux
« J’ai effectivement tendance à partir au quart de tour »
L’égo
L’égo du surdoué est fragile. Il a besoin de validation systématique ce qui peut être usant pour l’entourage. « Besoin de validation systématique mais également d’être rassuré que tout va bien… on se remet toujours en question et on pense que quelque chose de négatif va forcément arriver »
Ayez confiance en votre valeur et arrêtez de vous dénigrer ou de mettre autrui sur un piédestal.
La pensée des surdoués
Le zèbre crée des liens entre chaque chose et analyse les données dans leur contexte.
Il a besoin de précision et s’ennuie vite. « Je m’ennuie très vite… les réunions d’équipe sont un calvaire… j’ai envie de sauter à la conclusion mais si je le fais, on me regarde comme un extra-terrestre. Le travail routinier ou procédurier me sape le moral ».
Son fonctionnement rappelle celui de l’autiste qui est, de plus en plus qualifié d’état et non plus de maladie.
D’où vient les surdoués ?
Le zèbre, tout comme l’autiste, présenterait un défaut lors du tri neuronal qui a lieu entre 2 et 3 ans.
Ce qui induit :
- Des difficultés à s’adapter à de nouvelles situations
- Le besoin de terminer chaque tâche entamée
- Des difficultés sociales liées à la peur du rejet
- Une incapacité à mentir
« Difficulté sociale, trop d’honnêteté… j’avoue… »
D’autres théories tentent d’expliquer les particularités des surdoués.
- La structure de la cellule familiale où un parent serait un sur-efficient et le second un manipulateur. Il y aurait donc une forte composante génétique couplée à l’histoire personnelle.
- La théorie du jumeau perdu et le manque qui en résulte
« Je pense que personne ne connait la vraie raison de la zébritude… surement une part d’inné et une part d’acquis comme dans tout. La théorie du jumeau me semble un peu perchée… »
Spiritualité du surdoué
Ici l’auteur présente le chamanisme comme étant une spiritualité adéquate aux sur-efficients.
Le besoin d’affectif, l’absence de hiérarchie e et l’humilité liée à cette spiritualité conviendrait parfaitement aux profils des surdoués.
« Non, je ne me mettrai pas au chamanisme 😊 »
Les sur-efficient en société
Dans ce monde agressif, superficiel et cruel, le surdoué ne se sent pas à sa place.
Il perçoit la réalité avec finesse et met le doigt où il y a des problèmes alors que le normo-pensant n’en a même pas conscience. Cette différence de perception est « l’aliénation sociale » dans laquelle le surdoué vit quasi en permanence.
« J’ai donc appris à me taire en société… ne surtout pas perturber le fonctionnement/ raisonnement des équipes, personnes… »
D’un autre côté, le surdoué souffre également « d’aliénation mentale » car il a tendance à faire trop confiance à l’individu jusqu’à preuve du contraire. « Pas faux… »
Le sur-efficient essayera toujours de créer du lien quel que soit la situation, ce qui passera pour de la soumission. Il sera incapable d’adapter son comportement au rang, ce qui pourra passer pour de l’irrespect ou de la faiblesse.
Il aura tendance à surestimer les autres et se sous-estimer lui-même. Il se sentira en décalage et fera des efforts pour se faire apprécier mais sans y arriver. Il aura difficulté à tenir des conversions « passe-temps » qui lui paraitront inutiles mais qui sont le ciment du lien social.
Ses soifs d’authenticité et de précision feront fuir ses interlocuteurs.
Le sur-efficient au travail
Le surdoué est souvent en souffrance au travail. Ses standards élevés en termes d’honnêteté, d’efficacité… le rend incompatible avec des organisations où la politique est plus utile que la compétence. Son abnégation et son aversion pour l’argent en font également une victime de choix pour les escrocs.
Pour être heureux au travail, le surdoué doit identifier sa « zone de génie » ; à comprendre, les compétences dans lesquels il excelle et les exploiter.
Il doit également rechercher un travail diversifié dans une entreprise où les valeurs humaines sont valorisées.
« Dans le boulot, j’ai eu pas mal de déconvenues… Je me rappelle mes premiers jobs dans des entreprises multinationales… J’arrivai avec mes bons sentiments et mes idées et bam… le mur de la bêtise procédurière et de la rivalité collégiale. Actuellement, je travaille en PME familiale. Les valeurs sont plus proches des miennes et la pression – rivalité nettement plus faible. J’ai cependant besoin d’activités parallèles pour maintenir mon esprit en éveil »
Le sur-efficient en amour
Son défaut d’amour propre le conduira à choisir des partenaires qui ne sera pas à sa « hauteur ». Il aura tendance à choisir quelqu’un qui a besoin d’être « réparé » dont il pourra prendre soin. Ce qui n’est pas une bonne idée…
Il tombera amoureux instantanément à la moindre gentillesse. « Pas faux non plus… »
Quelques conseils :
- Travailler son estime de vous-même
- Pratiquez l’échange égalitaire. Ne donner jamais plus que ce que l’on reçoit.
- Garder la tête froide et ne pas se laisser guider par ses premières émotions.
S’adapter aux normo-pensants
Pour finir, quelques conseils de l’auteur pour aider le zèbre à s’adapter au monde des normo-pensants
- Ne jamais faire perdre la face à un normo-pensant, ni perturber son raisonnement…
- Rester tolérant et ne pas être trop exigeants
- Ne plus être naïf dans sa relation à autrui et défendre ses intérêts. Ne pas donner plus que ce que l’on reçoit.
- Travailler sa communication. Préparer et clarifier ses arguments. Ecouter et ne pas chercher à imposer ses idées.
Avis d’un introverti zébré
« Je pense mieux » recoupe par de nombreux aspects « trop intelligent pour être heureux ». Quelques infos utiles et conseils pouvant aider les zébrés en découverte d’eux même / revisite de leur passé.
Personnellement, je me suis retrouvé dans de nombreux points du livre. Mais je reste avec la question de savoir si ces particularités – difficultés ne sont pas le lot de tout le monde.
Et pour finir une petite histoire de zèbre…

Il était une fois un jeune zèbre nommé Zuri, qui vivait dans une savane éclatante de couleurs. Malgré ses rayures noires et blanches qui le rendaient unique, Zuri se sentait souvent différent des autres zèbres. Il ressentait une mélancolie latente, comme si une barrière invisible l’empêchait de se connecter pleinement avec ses compagnons. Sa sensibilité aiguë aux bruits des oiseaux, aux couleurs vives des fleurs et même aux senteurs des herbes le submergeait, le laissant épuisé.
Un jour, alors qu’il s’isolait près d’un ruisseau pour échapper au tumulte de la savane, Zuri trouva un livre abandonné par un voyageur : « Je pense mieux » de Christel Petitcollin. En le feuilletant, il découvrit que ce livre parlait de la zébritude et des défis rencontrés par les surdoués, tout comme lui. Zuri lut attentivement les conseils de l’auteur : limiter les agressions sensorielles, travailler sur ses ressentis, et associer chaque sensation à un souvenir joyeux.
Il commença à se concentrer sur ses perceptions, se fermant les yeux pour écouter le doux murmure de l’eau. En se plongeant dans le livre, Zuri apprit aussi que son égo était fragile et qu’il avait besoin de validation. Il avait souvent tendance à s’enthousiasmer pour des projets avant de retomber dans l’inquiétude à la moindre difficulté. Pour changer cela, il décida de partager ses pensées avec ses amis.
Il invita ses camarades à se rassembler sous un grand baobab et parla de ses défis, de sa sensibilité, et de son besoin de comprendre le monde qui l’entoure. Ses amis, touchés par sa sincérité, lui dirent qu’ils avaient eux aussi des inquiétudes et des sentiments de solitude. Zuri comprit alors qu’il n’était pas seul dans sa quête de compréhension.
À mesure qu’il appliquait les conseils du livre, il commença à voir le monde différemment. Sa capacité à faire des liens entre les choses, sa curiosité insatiable, et son besoin d’authenticité devenaient des atouts précieux. Il apprit à relativiser les situations difficiles, réalisant que chaque interaction était une opportunité d’apprendre et de grandir.
Avec le temps, Zuri devint un leader au sein de son troupeau, encourageant les autres zèbres à parler de leurs propres émotions et à s’unir dans leurs différences. Il avait appris à s’adapter au monde qui l’entourait, à apprivoiser ses hypersensibilités, et à embrasser sa zébritude. En fin de compte, il comprit que sa différence était sa force, et qu’ensemble, avec ses amis, ils pouvaient surmonter les défis de la savane.
Zuri, devenu un symbole d’acceptation et d’ouverture, vivait désormais en harmonie avec lui-même et avec les autres. Son voyage de découverte de soi, inspiré par les mots de Christel Petitcollin, lui avait permis de trouver sa place dans un monde qui parfois lui semblait chaotique.

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