Marre des zèbres /surdoués et de ceux qui en profitent

Ah, les zèbres ! Un mot, une image, une marotte qui semble avoir pris d’assaut le monde des psychologues. En feuilletant mes dernières lectures sur le sujet des « surdoués », j’ai découvert un véritable zoo lexical : des enfants intellectuellement précoces aux hauts potentiels, tous plus cliniques les uns que les autres, comme si le simple fait d’être brillant était une pathologie à traiter.

Mais non, chers amis, bienvenue dans l’ère du zèbre ! Oui, ce fameux terme qui pullule sur les blogs, les forums et même dans les discussions de café. Des titres comme Tribulations d’un petit zèbre ou Rayures et ratures éclosent comme des champignons après la pluie, vantant les mérites d’un animal qui, pour l’instant, n’a rien demandé. Je vous invite d’ailleurs à y jeter un œil, mais ne vous attendez pas à une révélation sur le sens de la vie.

Alors, merci, Mme Facchin, pour avoir eu l’idée brillante d’appeler ces êtres humains un peu trop intelligents « zèbres ». Après avoir lu son livre, j’espérais trouver un remède à mon mal-être, une formule magique qui me ferait sortir de cette spirale d’insatisfaction. Que nenni ! Un mois plus tard, la seule chose dont je me souvenais était le titre aguicheur : « trop intelligent pour être heureux ». Bravo pour le marketing, mais où est le contenu ?

Venons-en à l’étiquette « zèbre ». Elle est certes plus sympa que « cas clinique », mais est-ce vraiment ce que nous voulons ? Un joli sobriquet qui nous enferme dans une case, nous reléguant à des animaux fragiles, sensibles, bons uniquement pour être dévorés par des lions ? Je refuse de tomber dans ce piège à zèbre.

Il est grand temps de remettre les pendules à l’heure. Oui, nous sommes tous différents. Oui, certains d’entre nous ont un esprit plus vif, une curiosité insatiable, mais cela ne fait pas de nous des proies vulnérables. Cette obsession de la sensibilité, de la fragilité, me donne envie de hurler : STOP ! Nous ne sommes pas des zèbres ! Nous ne sommes pas des créatures à protéger, mais des individus à célébrer.

Certains diront que cette appellation nous aide à trouver notre place dans un monde qui nous semble souvent hostile. Mais, franchement, qui veut se définir par une simple image d’animal errant en groupe, à la merci du premier prédateur venu ? Allons, soyons sérieux : les zèbres ne sont bons qu’à brouter et à courir en rond, attendant patiemment d’être dévorés. Pas très glamour, vous ne trouvez pas ?

Alors, à tous les adorateurs des zèbres, je dis : réveillez-vous ! Soyez audacieux, revendiquez votre intelligence sans avoir besoin de cette étiquette ! Nous avons la capacité de penser, d’agir, de créer. Ne laissons pas notre différence nous enfermer dans une cage dorée. Le monde est vaste, plein de possibilités, et nous ne sommes pas des animaux de cirque. Cessons de jouer les victimes, de nous complaire dans cette sensiblerie qui nous empêche d’avancer.

Il est temps de se libérer de cette étiquette, de se lever et de crier haut et fort : je ne suis pas un zèbre ! Je suis un être humain, complexe, nuancé, et surtout, infiniment plus que ces quelques rayures. Et si quelqu’un a un problème avec ça, eh bien, tant pis pour lui ! À table, lions, et laissez les zèbres gambader dans les champs de leur propre esprit.

Marre des zèbres /surdoués et de ceux qui en profitent

On ne juge pas un zèbre à sa couverture

Ah, le zèbre ! Ce symbole des « surdoués » qui, sous prétexte de célébrer notre différence, nous paralyse dans un rôle de victime. Oui, je vais le dire clairement : cette étiquette nous enferme dans un carcan dont il est temps de se libérer. Et qui profite de cette situation ? Les psys de tous bords, bien sûr, avec leurs livres à gogo sur l’hypersensibilité et les difficultés relationnelles.

Faisons un petit tour d’horizon des publications sur le sujet : vous verrez qu’elles se ressemblent toutes comme deux gouttes d’eau. Les mêmes idées recyclées, les mêmes clichés, comme si les auteurs s’échangeaient des notes au lieu d’offrir des perspectives nouvelles. C’est presque comique, si ce n’était pas si désespérant.

Ces livres, avec leur jargon pompeux, ne font que frapper sur le clou de la sensibilité. Oui, nous sommes « fragiles » et « incapables » de nous défendre. Alors, qu’est-ce qu’on fait de tout ça ? On consulte ? Pas question pour moi ! Nous ne sommes pas des petites choses vulnérables à gérer. On nous dit qu’il faut « penser mieux », qu’il faut apprivoiser notre « zèbre intérieur », comme si c’était la clé de notre salvation. Mais qui a dit qu’être un zèbre voulait dire être une victime ?

Il est grand temps de balayer cette notion ! Nous avons en nous les ressources nécessaires pour nous élever, pour agir, pour changer les choses. Et non, nous n’avons pas besoin de psy ou de bouquins qui se complaisent dans notre différence sans jamais proposer de vraies pistes d’amélioration. C’est une farce ! Une belle arnaque intellectuelle où le seul objectif est de remplir les poches des auteurs, des thérapeutes et des gourous de la zébritude.

Franchement, il y a toute une économie qui s’est construite sur le dos des « zèbres », et ce n’est pas acceptable. Oui, certaines personnes en vivent, et pourquoi pas ? Mais qu’elles nous offrent des solutions concrètes, qu’elles nous donnent des conseils utiles ! Il est temps de passer à l’action, au lieu de rester figés dans un rôle de victimes que nous n’avons pas choisi.

Le problème, c’est que tant que ces auteurs n’ont pas vécu ce que nous traversons, ils ne pourront jamais comprendre. On peut étudier le zèbre sous toutes les coutures, mais tant qu’on n’a pas été confronté aux défis de son environnement naturel, comment prétendre apporter des réponses valables ?

Alors non, je ne veux plus être un zèbre. Je refuse de rester parqué dans ce zoo gardé par des psys, où l’on se regarde avec pitié et où l’on se complaît dans notre fragilité. Ouvrons les yeux, sortons des clous de la zébritude, et redéfinissons notre place dans le monde. Il est temps de revendiquer notre force, notre intelligence, et de dire : « Je ne suis pas un zèbre, je suis un être humain, complexe et capable de faire face aux défis de la vie ! »

Peu importe l’animal…

En parcourant les sites et les forums, je tombe sur une multitude de visions concernant l’« adulte surdoué ». Que l’on parle de zèbres, de lions ou d’autres animaux, peu importe vraiment ! Ce qui compte, c’est que la métaphore résonne avec notre personnalité. Qu’on soit rayé ou pas, l’essentiel réside dans l’attitude que l’on choisit d’adopter.

Pour moi, un animal combatif et proactif serait mille fois plus motivant qu’un simple zèbre qui se contente de brouter. Cet animal-là n’a pas besoin de se regrouper pour exister ; il est autonome et cela le rend encore plus puissant. Oui, il est sensible, car ses sens sont aiguisés, mais cette sensibilité ne doit pas être paralysante. Au contraire, il a appris à maîtriser son mental, à canaliser son énergie pour agir plutôt que de s’apitoyer sur son sort.

Cet animal a mis ses griffes et ses crocs en avant. Il ne se laisse plus avoir par les prédateurs de pacotille qui cherchent à profiter de sa bienveillance. Fini le temps de la gentillesse gratuite ! Cette bienveillance, il ne l’accorde que quand elle est méritée.

Il sait également que la vie ne se joue pas uniquement dans sa tête. Il doit sortir, faire du sport, développer son corps et ne pas miser tout sur son intellect. L’échange et la compétition font partie de son quotidien. Exit le fantasme de l’entre-aide à sens unique. Cet individu a compris la valeur de l’échange juste, et il n’a plus honte de tirer son épingle du jeu.

Son sentimentalisme, il l’a mis au placard. Il n’espère plus l’acceptation des autres. Il s’apprécie tel qu’il est, et c’est déjà suffisant. Il réclame ce qui lui est dû et se bat bec et ongles pour défendre ses intérêts. Finies les culpabilités lorsqu’il tire avantage de son intelligence ! Si les autres ne voient pas ce qu’il voit ou ne sont pas capables d’écouter ses avertissements, tant pis pour eux et tant mieux pour lui.

Il a mis son « sens moral » au frigo. Oui, il est important d’être juste, mais pas au point de laisser toutes les occasions s’échapper. Pourquoi se priver de réussir quand il peut s’aligner sur la moralité ambiante ? Il n’est plus perçu comme un faible ou un moralisateur. Au contraire, il a appris à gérer son énergie. Il ne se disperse plus dans des dizaines de sujets ou ne répond plus aux sollicitations absurdes des profiteurs.

Il a cessé de prendre la défense, d’aider ou de consoler les pleurnicheurs de tous bords. Si quelqu’un veut quelque chose, qu’il se bouge pour l’obtenir. Rien n’est impossible à celui qui s’en donne les moyens.

Autre point crucial : il a appris à se camoufler, à masquer ses intentions. Ce n’est pas seulement pour éviter d’être la proie des vautours, mais aussi pour saisir des occasions inattendues. À l’inverse, il sait aussi briller quand cela est nécessaire ou possible.

Voilà ma définition d’un surdoué qui exploite son potentiel. Ce n’est pas une question d’étiquette ou de nom d’animal, mais d’attitude et de choix. Alors, peu importe l’animal, ce qui compte, c’est de vivre pleinement, avec force et détermination, sans se laisser enfermer dans des stéréotypes qui nous réduisent à des caricatures. Osons être qui nous sommes vraiment !

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